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La RDC suspend des contrats avec les États-Unis, la construction de la plus grande fonderie de cuivre en Afrique annoncée

Plus de 27.000 personnes ont été déplacées à cause des combats en RDC. Les dernières nouvelles à l'Est du pays.

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La société canadienne Ivanhoe Mines a entamé dans le sud de la République démocratique du Congo (RDC) la construction de la plus grande fonderie de cuivre en Afrique, Kamoa-Kakula. Selon l'agence Ecofin, l'usine disposera d’une capacité de production annuelle de 500.000 tonnes d’anodes à 99,7% de pureté.



La fonderie de Kamoa-Kakula s’approvisionnera en concentré de cuivre sur la mine de cuivre éponyme, la plus grande d’Afrique. Selon les géologues, les réserves s’élèvent à 1,4 milliard de tonnes avec une teneur en cuivre de 2,7%.



Pour assurer l’alimentation en électricité de ce site, dont les besoins sont passés de 50 MW à 70 MW, Ivanhoe Mines a conclu un accord en vue d’augmenter l'approvisionnement depuis le Mozambique via la Zambie dans le cadre du Pool énergétique d'Afrique australe (SAPP).



Une nouvelle augmentation à 100 MW est attendue dans les prochains jours, mais, selon les estimations, la société aura besoin de plus de 200 MW pour assurer l’ensemble des activités sur le site. Ivanhoe Mines prévoit ainsi d'obtenir 50 MW supplémentaires grâce à la mise en service de la turbine 5 d’Inga II sur le Congo et 160 MW en diesel directement sur le site de Kamoa-Kakula.





Plus de 27.000 personnes ont été déplacées à cause des combats en RDC

 


Plus de 20.000 civils ont été poussés à quitter leurs maisons dans la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC) en raison des affrontements armés. Dans la province voisine du Nord-Kivu, environ 7.500 personnes ont fui les combats, a rapporté le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (BCAH).



L'escalade de la violence dans le Nord et le Sud-Kivu "déplace les civils, interrompt les services essentiels et entrave les opérations de secours", a noté le BCAH. Selon les partenaires locaux du Bureau, dans les territoires de Fizi et de Kalehe, dans le Sud-Kivu, "les affrontements entre groupes armés ont déplacé plus de 20.000 personnes depuis le 27 mars". Certaines personnes déplacées ont trouvé refuge dans des familles, mais beaucoup "restent sans abri, eau et nourriture". Dans le Nord-Kivu, les combats entre groupes armés dans les villages du comté de Rutshuru ont forcé 7.500 personnes à fuir pour se protéger. Beaucoup d'entre elles "fuient pour la deuxième ou troisième fois".



Le 3 avril, dans le territoire de Kabare, des éléments armés ont attaqué un hôpital dont la maternité a été vandalisée. Une personne a été blessée. "Il s'agit de la deuxième attaque contre l'établissement de santé en un mois, ce qui affaiblit encore sa capacité à fournir les soins nécessaires", a déclaré le BCAH.



Dans la ville de Walikale, "des groupes armés ont pillé les maisons, les entreprises et les locaux de la seule organisation humanitaire active dans la région". "Bien que les services de santé se maintiennent, l'attaque a gravement perturbé les programmes vitaux de nutrition et de soins médicaux pour des milliers de personnes fragilisées", précise le communiqué.



Depuis le début de l’année, les rebelles du M23 mènent une offensive dans l’est de la RDC. Ils ont pris le contrôle de vastes territoires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment de leurs chefs-lieux, Goma et Bukavu. Les autorités congolaises accusent le Rwanda de soutenir le M23 avec les unités régulières de son armée. Kigali nie ces accusations.





La RDC annonce la suspension des précédents contrats avec les États-Unis

 


Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a annoncé suspendre tous les contrats précédemment conclus avec les États-Unis, a fait savoir la porte-parole de la présidence, Tina Salama, sur sa page du réseau X.



"Au regard de la volonté mutuellement exprimée de relancer des partenariats stratégiques entre les deux administrations, la République démocratique du Congo retient dans sa démarche l'impératif de privilégier des échanges directs avec la nouvelle administration américaine, et cela, par des canaux officiels et autorisés. En conséquence, elle procède sans délai à la suspension, jusqu'à nouvel ordre, de tout contrat, démarches ou propositions de lobbying passés ou faits entre elle et des entités, firmes ou cabinets américains."



La décision a été prise à l’issue de la visite à Kinshasa de Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique du président américain Donald Trump, et de ses négociations avec Félix Tshisekedi. Selon l'administration congolaise, les interlocuteurs ont notamment évoqué la situation sécuritaire dans l'est de la RDC ainsi que les perspectives de coopération économique avec les États-Unis. Massad Boulos a déclaré qu’il avait évoqué avec Donald Trump la proposition congolaise d’un accord sur les minéraux. "Je suis heureux d'annoncer que le président [américain] et moi avons convenu d'une voie à suivre pour son élaboration". Il a ajouté que les États-Unis étaient prêts à contribuer à l’instauration de la paix dans l’est de la RDC.



La ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a annoncé le 27 mars des négociations avec les États-Unis en vue d’un accord sur l'accès aux matières premières du pays.



La RDC possède d’importantes ressources naturelles et est l’un des leaders mondiaux dans la production de certains métaux jouissant d’une forte demande auprès des secteurs des hautes technologies. Le pays dispose notamment de la moitié des réserves mondiales de cobalt utilisé dans les véhicules électriques.



RDC: les combats dans le Sud-Kivu ont fait plus de 7.000 déplacés depuis début mars (ONU)

 


Les affrontements armés dans la province du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), contraignent les habitants à fuir pour se mettre en sécurité. Ainsi, plus de 7.000 personnes ont quitté leurs foyers dans le territoire de Walungu depuis début mars. La population abandonne également ses maisons dans les localités touchées par les combats dans le territoire de Kalehe, fait savoir le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (BCAH).



"La situation humanitaire dans l’est de la RDC continue de se dégrader à un rythme alarmant, notamment dans la province du Sud-Kivu où […] le BCAH constate une escalade des violences contre les civils", indique le site de l’ONU. "Selon un acteur humanitaire local, plus de 7.000 personnes auraient ainsi quitté leur domicile depuis le début du mois mars dans l’ensemble du Sud-Kivu. Les personnes déplacées, installées précipitamment dans des zones voisines ou hébergées par des communautés locales déjà vulnérables, vivent dans des conditions de vie précaires. Les pénuries de nourriture, d’eau potable, de latrines et de soins de santé s’aggravent de jour en jour."



L'intensification des combats dans le territoire de Kalehe depuis le 6 avril a contraint un grand nombre de civils à fuir vers des zones plus sûres. Le nombre exact de personnes déplacées n’est pas encore précisé, étant donné que les combats se poursuivent. Le BCAH est saisi également de cas de viol, mais l’ONU souligne que la matérialisation des programmes visant à protéger les victimes de violences est limitée en raison de l’instabilité dans la région.



Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont lancé au début de l’année une offensive dans l’est de la RDC et ont pris le contrôle de grands territoires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment de leurs chefs-lieux, Goma et Bukavu. Les autorités congolaises accusent le Rwanda de soutenir le M23 par les unités régulières de son armée. Kigali nie ces accusations.



Rwanda: fin du programme éducatif belge à l’École belge de Kigali

 


Au Rwanda, les autorités ont interdit à l’École belge de Kigali de suivre le programme éducatif belge. C’est ce qu’a déclaré le ministère rwandais de l’Éducation.



Cette décision fait suite à la rupture des relations diplomatiques entre le Rwanda et la Belgique, provoquée par le soutien de cette dernière à la République démocratique du Congo (RDC).



"Le ministère de l’Éducation informe que, à partir de septembre 2025, l’École belge de Kigali devra cesser de suivre le programme éducatif belge actuellement en place. Nous vous conseillons de commencer à effectuer les aménagements nécessaires pour une transition vers un programme éducatif alternatif à partir de 2025-2026", a notifié le ministère à l’école.



L’une des plus anciennes écoles internationales du Rwanda, l’École belge de Kigali existe depuis 1965 et suit le programme officiel d’éducation belge francophone.

 


DCK

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