Selon la société civile du territoire de Bulungu, les prisonniers souffrent d’absence de nourriture et de médicaments et sont entassés dans une infrastructure conçue pour 30 personnes mais qui en accueille désormais plus de 150. "Les détenus sont condamnés à une mort lente. Certains meurent chaque semaine, le dernier cas remonte à la semaine passée", a indiqué Frank Kitapindu, président de l’ONG.
Cette dernière estime que la raison de cette situation est le manque de subventions publiques. Depuis plusieurs années, les autorités ne débloquent pas d’argent ni pour les repas ni pour les soins médicaux. L’infrastructure, qui date de l’époque coloniale, est jugée "obsolète et dangereuse" par les observateurs locaux, avec des murs fissurés et des toitures menaçant de s’effondrer, ajoute Okapi.
DCK