C'est ce qu'a déclaré le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, à l'issue des entretiens entre les représentants de l'Alliance des États du Sahel (AES) et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
"Nous devons préserver notre souveraineté et c'est notre décision souveraine de nous retirer ou de rester dans les organisations. Nous avons des règles et des principes", a déclaré M. Diop. Le ministre malien des Affaires étrangères a rappelé que les membres de l’AES ne voulaient pas "rester dans une organisation dont la politique change et est appliquée différemment selon les membres".
Selon le ministre, de nombreuses organisations sont désormais "utilisées comme des outils, elles sont contrôlées", leurs participants se voient "imposer un agenda politique, des sanctions sont imposées" et "cela n'a rien à voir avec les documents adoptés par ces organisations".
M. Diop a rappelé que les pays de l'AES "parlaient français avant d'adhérer à cette organisation", qu'ils "continueront à parler français", mais qu'ils veulent donner une impulsion supplémentaire aux langues nationales.
DCK