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Le Burkina Faso va rétablir son ancienne devise «La patrie ou la mort, nous vaincrons»

Le gouvernement du Burkina Faso, présidé par le chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, a adopté un projet de loi prévoyant l'introduction d'amendements à la Constitution de la République.

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 C'est ce qu'a rapporté l'Agence d’information du Burkina (AIB).


L'une des modifications concerne la devise nationale du Burkina Faso. La devise qui existait jusqu'à présent, "Unité-Progrès-Justice", a été remplacée par l’ancienne devise "La patrie ou la mort, nous vaincrons".


Comme l'explique Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions de l'État et Garde des Sceaux, "ce changement vise à renforcer le sentiment patriotique d’une part, et d’autre part à faire revivre la flamme de l’engagement citoyen, une flamme qui éclaire la marche du peuple vers l’horizon du bonheur".


Pour la première fois, la devise "La patrie ou la mort, nous vaincrons" a été adoptée par les autorités du Burkina Faso sous la présidence de Thomas Sankara, qui a dirigé le pays de 1983 à 1987 en tant que président du Conseil national de la Révolution. Après le coup d'État organisé par Blaise Compaoré, la devise a été modifiée et inscrite dans la Constitution de 1991.


Révolutionnaire, anti-impérialiste et panafricaniste, Thomas Sankara a mené une série de réformes visant à lutter contre la corruption, à réduire les dépenses bureaucratiques et à améliorer les conditions de vie du peuple burkinabè.


Pour sa lutte révolutionnaire, son dévouement à la Patrie et son intégrité personnelle, Sankara a été surnommé le "Che Guevara de l'Afrique" et le "président le plus honnête". Il a été assassiné le 15 octobre 1987 lors d'un coup d'État organisé par son proche collaborateur Blaise Compaoré.


 


DCK


 

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