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Les militaires nigériens empêchent de livrer la nourriture à l?ambassade de France

L'ambassade française au Niger ne reçoit pas de nourriture en raison des actions des rebelles, les diplomates sont contraints de manger des rations militaires, a déclaré le président français Emmanuel Macron.

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"Quant au Niger, notre ambassadeur et les membres diplomatiques sont pris en otage littéralement dans l’ambassade de France, et on empêche de livrer la nourriture. Ils mangent des rations militaires", a-t-il souligné.



En même temps, le président français n’a pas répondu à la question de savoir si Paris allait évacuer "les otages". Il a seulement noté que le personnel de l’ambassade restait au Niger, " la France soutenant la démocratie". "Considérons qu’il n’y a pas de double standard à avoir pour l’Afrique, considérons que le président Bazoum est retenu en otage chez lui, le président légitimement élu", a souligné Emmanuel Macron.



Précédemment, la chaîne Al Arabiya a rapporté que les rebelles nigériens n'avaient pas autorisé les représentants diplomatiques de l'Union européenne et de l'Espagne à rencontrer l'ambassadeur de France, Sylvain Itté. Plus tard, une source anonyme de la chaîne a déclaré que les rebelles qui ont pris le pouvoir au Niger ne permettraient pas à l'ambassadeur français de voir qui que ce soit, à l'exception du personnel de l'ambassade de France. Selon l’interlocuteur, pour les nouvelles autorités du Niger, Sylvain Itté n'est pas l'ambassadeur de son pays, mais "persona non grata".



L’ambassadeur français restera à Niamey tant que Paris souhaitait qu'il reste


Questionnée sur la situation de l'ambassadeur de France au Niger, la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, à l’antenne de la chaîne LCI, a affirmé que Sylvain Itté continuait de travailler et qu'il resterait en poste tant que Paris souhaiterait qu'il reste.



"C'est une décision qui appartient au président de la République", a insisté la chef de la diplomatie. L'ambassadeur "nous est très utile par ses contacts, par ceux de son équipe, il y a encore une petite équipe autour de lui", a-t-elle ajouté.



Précédemment, une source anonyme de la chaîne Al Arabiya avait déclaré que les rebelles qui avaient pris le pouvoir au Niger ne permettraient pas à l'ambassadeur français de voir qui que ce soit, à l'exception du personnel de la mission diplomatique. Selon l’interlocuteur, pour les nouvelles autorités nigériennes, Sylvain Itté n'est pas l’ambassadeur de son pays, mais "persona non grata".



Ce vendredi, le président français Emmanuel Macron a indiqué que M. Itté et les autres employés de l'ambassade étaient "pris en otage littéralement", les putschistes empêchaient de leur livrer la nourriture et ils étaient obligés de manger des rations militaires.



Le Niger pourrait connaître un nouveau coup d'État en 2024


Plusieurs diplomates occidentaux et nigériens estiment qu'un nouveau coup d'État pourrait avoir lieu au Niger l'année prochaine, rapporte le New York Times.



Selon les diplomates, les nouvelles autorités nigériennes seraient divisées sur la stratégie de gouvernance. À cet égard, les diplomates suggèrent l’éventualité d'un nouveau coup d'État en 2024.



Dans le même temps, l'édition note que de nombreux habitants du Niger sont prêts à défendre les nouvelles autorités, y compris à opposer une résistance armée en cas d'attaque d'autres pays d'Afrique de l'Ouest.



Les États-Unis étudient le déplacement de leur base de drones du Niger vers un autre pays


Après le coup d'État survenu au Niger, les États-Unis envisagent de déplacer leur base de drones dans d'autres pays en vue de mener des missions de lutte contre le terrorisme. C'est ce qu'a déclaré James Hecker, commandant de l'armée de l'air américaine en Europe et en Afrique.



"Je dirai qu'il y a quelques endroits que nous considérons, mais rien n'a été confirmé pour l'instant. Nous en avons discuté avec certains pays", a-t-il affirmé, cité par le site Defense One.



Auparavant, M. Hecker avait déclaré que les forces armées américaines avaient repris leurs activités dans leurs bases au Niger après avoir reçu l'approbation des autorités locales. Dans le même temps, il a indiqué que les États-Unis ne reprenaient pas leur coopération avec le Niger dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.



Le 8 septembre, le journal Politico a révélé, en citant ses sources, que le nombre de soldats américains postés au Niger pourrait être réduit de moitié dans un avenir proche en raison de la décision du Pentagone de redéployer les troupes par mesure de précaution après que les rebelles ont chassé du pouvoir le président du pays, Mohamed Bazoum, à la fin du mois de juillet.



Washington a contacté les rebelles au Niger sur la reprise des opérations de drones


Les États-Unis ont été en contact avec les rebelles militaires du Niger sur la reprise des opérations de drones pour protéger leurs forces. C'est ce qu'a annoncé Sabrina Singh, la porte-parole adjointe du département américain de la Défense, lors d'un point de presse.



Elle a noté qu’ils avaient obtenu l'accord des autorités compétentes et que les États-Unis se réservaient toujours le droit de mener des opérations pour protéger leurs forces et leur personnel en cas de nécessité.



Selon Mme Singh, les États-Unis n'ont pas repris des opérations antiterroristes au Niger depuis le coup d'État de juillet et qu'ils ne forment pas les forces de sécurité du pays. La porte-parole du département américain de la Défense a déclaré que les États-Unis n'avaient commencé qu'à effectuer des vols ayant pour but la surveillance des menaces et la protection des forces.



Le 8 septembre, le journal Politico a rapporté, en citant ses sources, que le nombre de militaires américains se trouvant au Niger pourrait être réduit d’environ de moitié dans un avenir proche suite à la décision du Pentagone de redéployer les troupes en tant que mesure de précaution après que les rebelles ont destitué le président du pays, Mohamed Bazoum, du pouvoir à la fin du mois de juillet.



Fin juillet, un groupe de militaires de la Garde présidentielle s’est mutiné au Niger et a annoncé la destitution du président Mohamed Bazoum. Les rebelles ont formé le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, dirigé par le commandant de la Garde présidentielle, Abdourahamane Tchiani, pour gouverner le pays. Comme l’a rapporté le portail ActuNiger, le 10 août, M. Tchiani avait signé un décret sur la formation d’un nouveau gouvernement de la période de transition.



TASS

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