POINT DE PRESSE DU COLLECTIF DES SAGES, DU CONSEIL DES NOTABLES ET DIGNITAIRES DE LA NATION (CSG – CNDN)
POUR L'ONU - L'UA- LE COMMONWEALTH A L'INTERNATIONAL
DU 09/09/ 2023
Gabonaises, Gabonais, très chers compatriotes,
Au petit matin du mercredi 30 août 2023, suite à la proclamation de résultats tronqués annonçant la réélection d’Ali BONGO ONDIMBA à l’issue d’un processus électoral par ailleurs outrageusement vicié, le Général de brigade, chef d'Etat-major de la Garde républicaine, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a mis fin au régime BONGO-PDG, vieux de plus d’un demi-siècle.
La prise de pouvoir des militaires regroupés au sein du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) constitue l’heureux épilogue tant espéré par les Gabonais qui appelaient de tous leurs vœux l’instauration d’une transition politique en lieu et place d’une élection présidentielle à haut risque. La rupture avec l’ordre ancien, suite à l’opération conduite par nos Forces Armées, s’est effectué sans pertes en vie humaines, matérialisant le slogan de campagne des Sages, Notables et Dignitaires de la Nation, à savoir :
Elections = plusieurs morts et Transition = zéro morts.
L’action salutaire et salvatrice des militaires est venue mettre un terme à 56 ans de dictature, de gabegie, de privation de liberté et de règne sans partage d’une seule et même famille.
Cette action qui a permis d’éviter à notre pays de connaître à nouveau les affres de vies perdues, de familles détruites et de destins brisés, a été accueillie par une liesse populaire sur l’ensemble du territoire, ainsi qu’au sein de la Diaspora gabonaise.
Alors que l’ensemble du peuple gabonais, manifeste chaleureusement sa profonde gratitude aux forces de défense et de sécurité, pour leur patriotisme, nous nous étonnons de la réaction de certaines Organisations Internationales, promptes à condamner des militaires qui n’ont fait que respecter le serment fait sous le drapeau, à savoir servir et protéger la patrie au péril de leur vie.
Nous voulons ici rappeler à ces organisations qu’en la circonstance, en protégeant le peuple, les militaires gabonais ont pleinement assumé leur rôle de forces armées garantes de l’honneur, de la dignité et de l’intégrité de la Nation.
Nous aimerions savoir où étaient la CEEAC, l’Union Africaine et l’ONU lorsque les Gabonais se faisaient massacrer par le régime BONGO-PDG à l’occasion des hold-up électoraux de 1993, 1998, 2009 et 2016 ? Où était la France, principal partenaire du Gabon qui, de surcroît, dispose d’une base militaire à Libreville ? Qu’ont fait les autorités françaises, destinataires du Rapport de la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne et des Résolutions du Parlement Européen, sanctionnant les autorités gabonaises pour les crimes commis à l’occasion des élections de 2016 et demandant expressément à la France de veiller à leur mise en œuvre ? La France est restée muette, sans réaction jusqu’à ce jour.
Où étaient la CEEAC, l’Union Africaine et l’ONU lorsqu’en octobre 2018, la Cour Constitutionnelle du Gabon, chargée de veiller au fonctionnement régulier des Institutions de la République, violait la Constitution en refusant de déclarer la vacance du Pouvoir et ouvrait ainsi une période où, au vu et au su du monde entier, toutes les Institutions de la République allaient se fourvoyer dans des crimes de faux et usage de faux, de forfaiture et de parjure, exposant le pays pendant 5 ans, à une régence de fait, conduite par une franco-marocaine et son fils adoptif, sous l’œil complice de la France et l’indifférence totale des organisations internationales parfaitement au courant de la situation ?
La question de savoir qui finalement dirigeait le pays durant cette période a été brutalement exposée par Ali BONGO lui-même, qui a déclaré au cours d’un meeting de sa formation politique, le PDG, qu’il était absent pendant cinq (5) ans.
Qui donc présidait les Conseils des Ministres, signait les décrets et promulguait les lois, recevait les Lettres d’accréditations des Ambassadeurs ? Qui le Président français recevait-il à l’Elysée durant cette période, qui a-t-il rencontré à Libreville, au cours de son récent voyage en Afrique Centrale ?
Comment ne pas légitimement penser, à l’exposé de tous ces faits, que le Gabon a été manifestement victime de l’indifférence cynique des organisations sous régionales et internationales, si ce n’est d’une conspiration internationale ?
Face à ce qui se préparait à l’occasion des élections générales d’août 2023, dont les dés étaient pipés d’avance, le Collectif des Sages, le Conseil des Notables et Dignitaires de la Nation, avaient interpelé l’Union Européenne et le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies en Afrique Centrale. Aucune de ces deux institutions n’avaient semblé se soucier du sort des Gabonais et n’avaient réagi.
Et maintenant que les Gabonais prennent leur destin en main, tout ce beau monde se souvient que le Gabon existe et donne de la voix pour condamner une action que le peuple, concerné en premier lieu, approuve entièrement.
Pareille hypocrisie est intolérable et inacceptable !
Par conséquent, le Collectif des Sages, le Conseil des Notables et Dignitaires de la Nation, appellent le Peuple gabonais à faire bloc autour du CTRI et à soutenir son action tout le temps nécessaire devant conduire à l’aboutissement de ses objectifs de redressement du pays. Nous n’accepterons pas la dictature des délais arbitraires des temps de transition fixés par ceux-là qui n’ont pas été là quand nous avions besoin d’eux. Nous, peuple gabonais, n’accepterons aucune pression externe, d’où qu’elle vienne, concernant la durée de la transition. Ce temps sera déterminé en fonction des seuls intérêts du pays et de son peuple.
Le Collectif des Sages du Gabon (CSG) et le Conseil des Notables & Dignitaires de la Nation (CNDN) invitent le peuple Gabonais à se resserrer les rangs pour soutenir le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), présidé par le Général de Brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA. Ils suggèrent que celui-ci, convoque des Assises de toutes les forces vives de la nation, notamment des experts, pour une réécriture de la Charte de la Transition, transition qui prendra le temps nécessaire de redéfinir le vivre-ensemble des Gabonaises et des Gabonais.
Nous vous remercions.
Pour le Collectif des Sages du Gabon
Eugène REVANGUE
Pour le Conseil des Notables et Dignitaires de la Nation
Paul MALEKOU