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Mort de Naël à Nanterre: Ce qu?on sait sur les émeutes en France après la mort d?un jeune conducteur

Des manifestations d?ampleur qui ont dégénéré en affrontements se sont embrasées dans presque toute la France après que, il y a quelques jours, la police a recouru aux armes contre un automobiliste de 17 ans, qui est décédé par la suite, à Nanterre.

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Environ 900 personnes ont été interpellées lors des émeutes, dont un tiers sont des jeunes ou des mineurs. Quelque 250 agents de police ont été blessés. Les dégâts restent à préciser. 40.000 agents des forces de l’ordre ont été chargés de réprimer les troubles sur l’ensemble du pays, dont 5.000 à Paris.



TASS a compilé les faits clés à ce sujet.



Origines



Le 27 juin, un automobiliste de 17 ans a été tué par un policier qui a tiré avec son arme, après un refus d'obtempérer du mineur. La victime, Nahel M., est décédée peu de temps après avoir été atteinte. Une vidéo de l'incident circulant sur Twitter mardi matin, authentifiée par l'AFP, montre deux policiers contrôler une voiture jaune passage François-Arago. L'un d'entre eux, debout, accoudé sur le pare-brise, tient le conducteur en joue avec son pistolet. Quand le conducteur redémarre, le policier tire à bout portant depuis le côté du véhicule. La voiture a fini sa course quelques dizaines de mètres plus loin, encastrée dans un poteau. Le conducteur est décédé sur place.



Le parquet de Nanterre a indiqué que le jeune conducteur de la Mercedes était connu pour plusieurs infractions au code de la route. Le policier qui a tiré sur l'adolescent a été placé en garde à vue, soupçonné de meurtre avec préméditation.



Réaction politique



Juste après l’incident, le conseil des ministres s’est dit choqué par ce qui est survenu. Emmanuel Macron a exprimé, au nom de la Nation, une grande solidarité avec la famille endeuillée. L'un des principaux syndicats français de police, Alliance, juge "inconcevables" les propos du président Emmanuel Macron.



Manifestations à travers le pays



Des manifestations ont éclaté d’abord dans des communes à proximité de Paris pour ensuite s’étendre sur l’ensemble du pays. Les manifestants ont lancé des feux d'artifice, des pierres et des bouteilles sur les forces de l'ordre, incendié des poubelles et des voitures. Des pillages d’écoles, de magasins, de bureaux et de transports se sont ensuivis dans plusieurs villes.



Les forces spéciales ont été mobilisées à Bordeaux, Lille, Lyon, Toulouse, Marseille, Reims, Strasbourg. Des manifestants agressifs ont incendié au total environ 500 bâtiments, 565 voitures et 21 bus.



Marche blanche



Le 29 mai, une marche blanche (selon la couleur des T-shirts distribués) a démarré à Paris pour réclamer "justice", ainsi que dans le centre de Nanterre. Selon le ministère français de l'Intérieur, le nombre de participants a atteint 6.000, majoritairement des jeunes.



Cependant, le rassemblement pacifique a vite dégénéré. En conséquence, les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.



Bruxelles aussi touchée



Dans la nuit du 30 juin, les émeutes se sont étendues à la capitale belge, Bruxelles, qui accueille un sommet de deux jours des dirigeants européens consacré aux problèmes de migration et à la situation en Ukraine. Le président français était parmi les participants, mais il a dû quitter Bruxelles pour présider une cellule de crise. Il a été décidé de limiter la circulation dans la capitale française.

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