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Roger Justin Noah : «Me Tamfu n'a pas été exclu encore moins pour soutien à un éventuel candidat à la présidence du MRC»

Le Secrétaire Général Adjoint du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun dénonce la manipulation qui entoure une pseudo exclusion de ce cadre de leur parti.

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Dans une vidéo devenu virale dans les réseaux sociaux, Me Tamfu, Secrétaire National à la modernisation de l'Etat au sein du Directoire du MRC, affirmait avoir été exclu de cet organe et du groupe des communicants du parti.



Pour Roger Justin Noah, le Secrétaire Général Adjoint du MRC, qui dit rétablir la vérité, les faits ont été tronqués :



«Me TAMFU N’A PAS ETE EXCLU ENCORE MOINS POUR SOUTIEN À UN ÉVENTUEL CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE DU PARTI



En effet, Me Tamfu Richard, secrétaire national au sein du Directoire du MRC s’illustre depuis un certain temps par des déclarations inappropriées, diffamatoires et insultantes pour certaines.

Nous  l’avons informé des dispositions pertinentes de la Charte de l’éthique, de la déontologie et de la discipline du parti notamment les articles 6(à) et 15.

Il a persisté dans ses déclaration dénigrant le parti ou son principal dirigeant créant ainsi le trouble et la confusion dans l’esprit des militants.

Me Tamfu a librement assisté à la réunion du Directoire tenu ce jour 7 juin 2023 au siège du parti et a participé aux débats y compris celui relatif à son comportement. Il a exaspéré les autres membres du Directoire par son attitude de défiance envers le président national.

Après débats, presque à l’unanimité( le président national avait une opinion contraire), les membres du Directoire ont décidé par mesure conservatoire de l’exclure des groupes WhatsApp du Directoire et de la communication jusqu’à ce que le comité national de médiation et d’arbitrage se prononce sur la procédure disciplinaire. Donc, il reste secrétaire national.



Il n’a jamais été question de le sanctionner pour avoir soutenu un éventuel candidat qui ne fait peur à personne puisque que nos textes prévoient que tout militant remplissant les conditions requises est libre se présenter à n’importe quel poste électif au sein du parti; et le président national l’a d’ailleurs rappelé à l’entame de son propos à ce point de l’ordre du jour.



Ayons  la capacité de restituer les faits et rien que les faits surtout lorsqu’on prétend diriger un parti souffle de l’espoir. Nous avons tous l’obligation de vérité par respect pour nos militants.



Le MRC est bien debout contre vents et marées, contre toutes les menaces internes et externes. Notre combat fait mal au régime qui s’associe à certains d’entre nous,  trop impatients d’arriver à la mangeoire, alors même que le parti n’a pas été créé pour servir des strapontins à quelques personnes mais pour impulser un profond changement bénéficiant à la majorité de nos compatriotes échaudés par plus de 40 ans d’illusions et d’une gouvernance médiocre nous apportant les pures humiliations. Nous voilà encore no 3 dans le classement des pays les plus corrompus du monde. Quoi d’étonnant pour un régime fabriquant de faux observateurs internationaux des élections.



Enfin permettez-moi de rappeler aux candidats à la présidence du parti qu’ils n’ont qu’à prendre leur mal en patience. Personne n’entravera illégalement la moindre candidature. Ils n’ont qu’à bien se préparer car il faudra pas arriver essoufflés parce qu’on a perdu trop d’énergie à l’échauffement. La compétition, c’est dans la tête. Et surtout renforcez vos ressorts psychologues pour absorber avec élégance et décence toute défaite si jamais c’était le cas.



Halte à la manipulation et l’esbroufe!»
, écrit Roger Justin Noah.



Il faut noter que Me Tamfu avait publiquement demandé à Maurice Kamto qui aura 71 ans en 2025 de ne plus se représenter à la candidature à la magistrature suprême, face à Paul Biya qui lui aura 92 ans.



Me Tamfu avait également publiquement apporté son soutien à Me Michèle Ndoki qui brigue la présidence du MRC face à Maurice Kamto, le leader actuel de ce parti.



Pour les caciques du MRC, ce cadre du parti devait faire ses revendications en interne et ne pas les étaler sur la place publique.



Ange NGO

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