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Le gouvernement malien suspend la diffusion de RFI et France 24, traité de «radio mille collines», sur l'ensemble de son territoire

Les autorités maliennes reprochent à ces confrères de la presse internationale de véhiculer de fausses informations à son sujet.

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Rien ne va plus entre l'ancienne puissance coloniale française et les autorités maliennes dirigées par le Colonel Assimi Goita, qui s'est rapproché ces derniers temps de la Russie.



Une coopération accrue avec Moscou et Le groupe Wagnern proche du Kremlin, qui inquiète l'Elyzée qui y voit une dérive dictatoriale.



Ce qui ne plait pas à Bamako qui veut bannir les media RFI et France 24 :



«Le Gouvernement de la République du Mal a appris avec une profonds consternation de fausses allégations faisant état d'exactions commises par les Forces Armées Maliennes (FAMA), contre des civils, de violation des droits de l'homme et du Droit International Humanitaire.



Ces fausses allégations sans aucun fondement ont été publiées respectivement à travers

1. Une déclaration de Mme Michel Bechelet, Haute-commisaire des Nations Unies aux Droits de l'homme. le 08 mars 2022

2. Un rapport de Human Right Watch, le 15 mars 2022

3. Un reportage de la Radio France internationale (RFI), les 14 et 15 mars 2022



En considérant la synchronisation de ce matraquage médiatique, le Gouvernement en déduit une: stratégie savamment préméditée visant à déstabiliser la Transition, démoraliser la Peuple malien et discréditer les vaillantes FAMA



Pire, certaines allégations, en particulier celles avancées par RFI, n'ont d'autres objectifs que de semer la haine en ethnicisant l'insécurté au Mali et dévoilent l'intention criminel de journalistes dont certains n'ont pas séjourné au Mali il y a plus d'un an.



Par conséquent, le Gouvernement de la République du Mali

1. rejette catégoriquement ces fausses allégations contre les vaillantes FAMA.

2. engage une procédure, conformément aux lois et règlements en vigueur au Mal, pour suspendre, jusqu'à nouvel ordre, la diffusion de RFI en Ondes courte et FM et de la télévision France24, ainsi que toutes leurs plateformes digitales sur toute l'étendue du territoire national.



Par la même occasion, le Gouvernement de la République du Mali interdit à toute les radios et télévisions nationales, ainsi qu'aux sites d'information et journaux Maliens, la rediffusion, et/ou la publication des émissions et articles de presse de RFI et de France24, dès l'entrée en vigueur de la mesure de suspension.



En effet le Gouvernement rappel que les agissements de RFI et de France24 ressemblent, dans un passé récent, aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio "Mille Collines" dans un événement tragique survenu en Afrique.



Le Gouvernement de la République du Mali réaffirme son soutien total, ainsi que celui du Peuple à nos vaillantes FAMA qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans la lutte contre le terrorisme. Il rappelle que tous les cas avérés de violation des droits de homme et du Droit International Humanitaire impliquant des éléments des forces de défense et de sécurité font systématiquement objet d'enquête impartiale et les auteurs sont toujours sanctionnés conformément à la législation national.



Le Gouvernement de la Répubique du Mali invite le Peuple malien à rester vigilant et à faire preuve de discernement et à soutenir les Autorités de la Transition dans leur noble mission de sécurisation de notre pays et de défense exclusive des intérêts supérieurs du Peuple malien.»
, lit-on dans le communiqué parvenu à la rédaction de cameroun24, signé le 16 mars 2022 à Bamako, par le Ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye MAIGA.



A Bamako, l'on pense que RFI et France 24, portent la Parole du Quai d'Orsay, que dirige Le Drian, qui a, à plusieurs reprises taxer le gouvernement malien de "Junte".



Pour les libres penseurs, le Mali ne devait pas prendre cette décision et apporter plutôt la contradiction aux informations véhiculées par RFI et France 24 et laisser l'opinion malienne faire son propre jugement.



Par contre pour certains panafricanistes, le Mali qui s'est inscrit dans la même logique que l'Union Européenne, qui avait interdit les chaines russes RT et Sputnik, au tout début de la guerre en Ukraine, est un bon élève de celle-ci.



Au demeurant, dans un sens comme dans l'autre, c'est la liberté d'expression qui est piétinée.



Ange NGO

 

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