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Mouelle Kombi «La Can qu'organise le Cameroun est l'une des plus belle de l'histoire de la compétition»

Le seul point d'ombre pour l'instant est la mort de huit personnes à l'extérieur du stade d'Olembe le jour du match Cameroun-Comores, assure le ministre.

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Le président du COCAN était face à la presse hier pour dresser un bilan à mi-parcours de la compétition et surtout donner les informations concernant l'enquête sur les morts au stade d'Olembé.



Le ministre des Sports du Cameroun affirme que la forte affluence obeservé ce jour là aux abords du stade et sur les voies qui y mènent serait à l'origine de ses morts :





« Ce malheureux incident est dû à l’affluence monstre qu’il y a eu à l’entrée du stade d’Olembé ce jour là, la plupart des supporters ayant préféré attendre de finir de regarder, devant leur écran télé, le match Gambie – Guinée avant d’arriver au stade.



Cela explique le fait qu’il y ait eu une forte concentration du public sur les voies menant au stade, principalement sur l’axe central venant d’Emana, nonobstant l’existence d’autres voies alternatives pour le desserte du complexe sportif d’Olembe »
,  affirme Narcisse Mouelle Kombi.



Lire aussi : Le gouvernement camerounais dément les accusations de tricherie alimentées par les ennemies du Cameroun dans les médias et réseaux sociaux





Il pointe également du doigt la responsabilité de ceux chargés de la sécurité qui y ont déployé leurs éléments en sous effectif :





« Face à la pression exercée sur les grilles et débordés par la marée humaine, les éléments de sécurité en faction ont procédé, de manière imprudente, à l’ouverture de l’entrée sud du stade, occasionnant malheureusement une grande bousculade qui a abouti au décès de huit compatriotes



La bousculade n’a pas eu lieu dans l’enceinte d’Olembe proprement dite, mais plutôt à l’extérieur.



Il est également apparu, après les enquêtes, que le nombre d’agents de sécurité en poste était insuffisante et que la coordination par les forces de sécurité présentes aurait pu être améliorée.»
, ajoute t-il.





Le ministre estime malgré tout que l'organisation de la compétition en elle même est une réussite indiscutable.



A titre d'exemple, pour lui la cérémonie d'ouverture était du "jamais vu" sur le continent:



« Que ce soit dans les stades de compétition, dans les fan zones ou autres points de rassemblement disséminés à travers le territoire, le football a une nouvelle fois permis de célébrer l’Afrique à travers des spectacles grandioses », se félicite le ministre, pour qui le CAN au Cameroun est indéniablement populaire.



La CAF ayant suspendu le stade d'Olembe après le drame du lundi 24 janvier 2022, qui a coûté la vie à 8 camerounais dont une femme enceinte et un enfant 5 ans, les autorités camerounaises multiplient les sorties pour rassurer.



Pour le moment la finale est programmée pour le Stade Ahmadou Ahidjo construit il y a 50 ans pour accueillir la première Can camerounaise en 1972, au détriment de celui d'Olembe construit récemment et dont les travaux "surfacturés" peinent à être achevés.



Un camouflet pour le gouvernement camerounais qui ne l'entend de cette oreille. Surtout que ce stade est censé porter le nom du Chef de l'Etat camerounais, Paul Biya qui est attendu au stade pour la finale.





Lucien ABEMBE (Stagiaire)

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