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Fame Ndongo répond à Maurice Kamto qui accuse Paul Biya de tribalisme

𝐌. 𝐌𝐚𝐮𝐫𝐢𝐜𝐞 𝐊𝐚𝐦𝐭𝐨 𝐞𝐬𝐭-𝐢𝐥 𝐡𝐨𝐫𝐬 𝐬𝐮𝐣𝐞𝐭 ? (𝐚𝐥𝐥𝐞́𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐨𝐥𝐞́𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐝𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞́𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐁𝐈𝐘𝐀 𝐚𝐮𝐱 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐌𝐚𝐧𝐮 𝐃𝐢𝐛𝐚𝐧𝐠𝐨 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐮𝐱 𝐍𝐠𝐚𝐧𝐬𝐨, 𝐎𝐮𝐦𝐚𝐫𝐨𝐮 𝐃𝐣𝐚𝐦)

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𝟏- 𝐀𝐫𝐭, 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞


𝟏-𝟏-  𝐌𝐨𝐭𝐬-𝐜𝐥𝐞́𝐬

  La science des textes et documents (une spécialité de la sémiotique) nous apprend que pour appréhender la quintessence d’un texte, il importe de le décrypter en tenant compte, non pas d’une partie des mots-thèmes mais de la totalité des concepts et des mots-clés. Cela s’appelle « analyse holistique du contenu ».


𝟏-𝟐- 𝐀𝐠𝐫𝐞́𝐠𝐚𝐭𝐬

  Consciemment ou inconsciemment, M. Maurice Kamto (dans son « post » du 21 novembre 2021) s’est engouffré dans cet exercice, sans en maitriser l’art, la technique et la science. Résultat : il n’a retenu que quelques agrégats (« famille », « Sawa »,  « bagangté ,  Ndé », « ouest », « Bénoué,  Nord » etc) en tentant d’exhumer, de manière biaisée, la substantifique moelle  « (François Rabelais) des messages de condoléances que le Président Paul BIYA a adressés respectivement le 24 mars 2020 et le 16 novembre 2021 aux familles de trois prestigieux Camerounais (le musicien Manu Dibango, dont le nom figure dans le Dictionnaire Larousse, et les généraux Jean Nganso Sunji et Oumarou Djam Yaya, archétypes de l’odyssée militaire camerounaise).


𝟐- 𝐐𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬𝐭𝐢𝐧𝐚𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐦𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐬 ?


𝟐-𝟏- 𝐃𝐞́𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞

  Quelle aurait dû être la démarche scientifique de l’universitaire Maurice Kamto ?


𝟐-𝟐- 𝐋𝐞 𝐝𝐞𝐬𝐭𝐢𝐧𝐚𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐛𝐢𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐚-𝐝𝐞𝐬𝐭𝐢𝐧𝐚𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥

  M. Kamto aurait dû mettre en évidence les deux destinataires de chaque message présidentiel : le destinataire biologique (la famille nucléaire ou élargie) et le para-destinataire national (celui sous le couvert duquel le message est transmis à la famille : le ministre des arts et de la culture, s’agissant de Manu Dibango et le ministre délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense, en ce qui concerne les deux officiers généraux passés de vie à trépas).

  De toute évidence, la Nation (dont la famille biologique n’est que l’un des éléments) n’a été ni oubliée, ni occultée, ni minorée. Elle est au cœur du message présidentiel dont le génotexte est pétri dans la devise du Cameroun : « paix, travail, patrie ».

  Lorsqu’on décode les trois messages présidentiels (analyse de contenu), il est loisible de découvrir quatre strates fonctionnant, dans le texte, à l’aide de la théorie des cercles concentriques.


𝟑- 𝐐𝐮𝐚𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐢𝐦𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬


𝟑-𝟏- 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐜𝐞𝐫𝐜𝐥𝐞 : la famille biologique. Nul ne saurait l’ignorer ou l’oblitérer, s’agissant d’un décès, car elle est à l’alpha du processus génétique (naissance) et induit la scolarité, le mariage, les enfants biologiques ou adoptifs etc). Un défunt sans famille naturelle ou adoptive, restreinte ou large, est un atypique ou un extra-terrestre.


𝟑-𝟐- 𝐃𝐞𝐮𝐱𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐜𝐞𝐫𝐜𝐥𝐞 : le substrat géographique et/ou culturel (aire socio-linguistique pour Manu Dibango, à savoir l’aire Sawa que le Chef de l’Etat a évoquée, l’une des 4 aires culturelles du Cameroun selon la stratification du ministère des Arts et Culture ; département du Ndé et région de l’Ouest pour le Général Jean Nganso Sunji ; la Bénoué et la région du Nord pour le général Oumarou Djam Yaya, notions que le Président Paul BIYA a convoquées dans les messages querellés par M. Kamto.


𝟑-𝟑- 𝐓𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐜𝐞𝐫𝐜𝐥𝐞 : la strate professionnelle (art musical pour Manu Dibango ; Armée pour les deux officiers généraux sus-visés). Le Président de la République a rappelé ces lexèmes dans ses trois messages de condoléances.


𝟑-𝟒- 𝐐𝐮𝐚𝐭𝐫𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐜𝐞𝐫𝐜𝐥𝐞 : la dimension planétaire (« Il fut admis à la prestigieuse école polytechnique de Paris » (qui formate des têtes bien faites et bien pleines issues de moult pays du monde entier, s’agissant du général Jean Nganso Sunji) ; « issu de la première promotion de l’EMIA, baptisée « Indépendance » et « diplômé de la réputée Ecole de Gendarmerie de Melun en France » (qui forme, chacun le sait, la fine fleur de la gendarmerie appartenant à plusieurs pays du monde), s’agissant du général Oumarou Djam Yaya. Les textes du Président Paul BIYA vont donc du plus petit dénominateur (la famille nucléaire) au plus grand (la Nation, voire l’Afrique et la Planète, en ce qui concerne, notamment Manu Dibango), en passant par l’échelon intermédiaire (département, région, aire socio-culturelle, strate professionnelle).


Lire aussi : Maurice Kamto taxe Paul Biya de «tribaliste»


𝟒- 𝐂𝐞 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐥𝐥𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞𝐫 (𝐂.𝐐.𝐅.𝐃)


𝟒-𝟏- 𝐀𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞𝐥𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞

  M. Kamto veut démontrer que le Président Paul BIYA, à travers les trois messages de condoléances ci-dessus concernés, limite les célèbres actants décédés à leurs communautés villageoises, départementales, régionales ou ethniques. Il occulte malicieusement la dénotation nationale voire mondiale des textes générés par le Président Paul BIYA dans le corpus choisi par M. Maurice Kamto. Exemples : s’agissant du Général Jean Nganso Sunji, le Chef de l’Etat écrit : « l’Armée camerounaise (perd) un soldat valeureux et patriote ; en ce qui concerne le Général Oumarou Djam Yaya, « sa disparition constitue une grande perte pour … les Forces Armées camerounaises et notre pays ». Pour ce qui est de Manu Dibango, « Manu … était … le doyen estimé et respecté des musiciens africains. C’est en effet grâce au succès retentissant de son tube soul makossa qu’il conquit le monde et entra dans la légende ».


𝟒-𝟐- 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐁𝐈𝐘𝐀, 𝐮𝐧 𝐨𝐫𝐟𝐞̀𝐯𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐮𝐧 𝐞𝐬𝐭𝐡𝐞̀𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐦𝐚𝐧𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞

  Le Président Paul BIYA connait la dénotation, la connotation, la valeur et le sens des mots (esthète de la sémantique, grâce, notamment, à sa vaste culture gréco-latine et française : après avoir obtenu le bac-philo, académie de Bordeaux, au lycée Général Leclerc de Yaoundé, en juin 1956, il a fait ses classes de lettres supérieures au lycée Louis le Grand à Paris : « khâgne et hypokhâgne », de 1956 à 1958, avant de décrocher ses diplômes à Sc Po Paris, à la Sorbonne et à l’Institut des Hautes Etudes d’Outre-Mer, de 1958 à 1963). Qui plus est, cet orfèvre de la politique ne saurait réduire des icônes comme Manu Dibango ou les généraux Jean Nganso Sunji et Oumarou Djam Yaya à une dimension lilliputienne. Rappel : l’analyse d’un texte doit être holistique et non pas parcellaire, partiale ou partielle. C’est pourquoi M. Maurice Kamto est hors sujet.




𝐏𝐫 𝐉𝐚𝐜𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐅𝐀𝐌𝐄 𝐍𝐃𝐎𝐍𝐆𝐎,

𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐂 𝐝𝐮 𝐑𝐃𝐏𝐂

𝐌𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐞𝐚𝐮 𝐏𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞

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