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La loi, rien que la loi, toute la loi contre les ennemis de la République

Par ses dérives dangereuses répétées depuis le verdict du Conseil Constitutionnel du 22 octobre 2018, qui a consacré la victoire et l?élection de S.E. Monsieur Paul BIYA à la Présidence de la République, Chef de l?Etat, le M.R.C (Mouvement pour la renaissance du Cameroun) a cessé d?être un parti qui concourt à l?expression du suffrage universel.

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Associé de fait à un groupuscule ultra violent, la B.A.S (Bande Armée de Sacripants) ou encore appelée Brigade anti-sardinards, peinte aux couleurs d’une pseudo diaspora camerounaise, chacun s’alimentant chez l’autre dans le rayon de la subversion et des manifestations antirépublicaines, il s’agit bien de deux alliés objectifs et deux mâchoires de la même Bête, portée par une monstrueuse et effrénée ambition de détruire les institutions, l’image du Cameroun, pour prendre le pouvoir.

Lorsque les premiers sont en panne de visibilité, les seconds s’agitent et manifestent à l’étranger, et quand les manifestations des seconds échouent, les premiers programment à l’intérieur du pays des marches.


Les liens étroits non contestés du M.R.C avec de nombreuses organisations antipatriotiques, notamment le C.C.D, le Conseil des Camerounais de la Diaspora, dirigé par Robert Waffo Wanto, le Collectif des Organisations Démocratiques de la Diaspora Camerounaise (CODE), fondé par Brice Nitcheu, le groupe des Amazones de France de Mado Sawana sont également attestés.  



Ces groupuscules n’avaient-ils pas préparé la réception du chef ce parti politique en Europe et en Amérique du Nord, en liaison avec Ghislain Nokam, responsable du comité d’organisation de cette visite, en France le 1er février, à Montréal, du 5 au 7, à Toronto le 8 et à Washington du 9 au 11 2020 ?

Les constats des messages que chacun pouvait entendre ou lire sur les pancartes, tracts ou tee-shirts de ces mouvements activistes, avant, pendant et après les manifestations interdites le samedi 17 juillet dernier à Genève, constituent des présomptions sérieuses et concordantes de collusion ou de réelle connivence avec le M.R.C.


Il n’y aucune place laissée au hasard au regard de toutes ces coïncidences.

Plus de soixante ans d'une existence, après l’indépendance traversée par des luttes et des contestations pour le progrès démocratique, la patrie n'avait jamais connu des situations semblables de bashing du Président de la République, lors de ses déplacements à l’étranger.


La riposte du Parlement du Cameroun et des Autorités traditionnelles doit être aux dimensions de l’offense faite au Président de la République, S.E Paul BIYA.


L’arme ce doit être la loi, rien que la loi, toute la loi contre les ennemis de la République et sa mise en application, pour régler ce qu’il faut considérer comme une crise institutionnelle, dont les conséquences ne pourront se mesurer qu'avec le recul du temps.


Une chose est certaine : pour la respectabilité de la République du Cameroun et du Président, S.E. Monsieur Paul BIYA, au combat total de la Bas, la victoire doit également être totale, sans vanité.

Aussi, le contexte commande de revoir sans doute, en élargissant le champ d’incrimination et de répression de l’outrage au Président de la République et la diffamation et l’injure visées dans les articles 305 et 152 du Code pénal du Code pénal camerounais, puis transformer la diffamation en délit de presse et non plus en tant qu’un délit de droit commun.


Il faut également sceller un Pacte Républicain dans la Constitution avec les partis politiques d’opposition,  pour faire disparaître de l’espace politique les partis qui ne s’y conforment pas, comme cela a été fait en Allemagne en 1945.


Depuis 1945, la Constitution allemande, dite Loi Fondamentale, prévoit, dans son article 21-2, la possibilité de faire constater le caractère anticonstitutionnel d’un parti politique par la Cour constitutionnelle fédérale de Karlsruhe:


«Les partis qui, d’après leurs buts ou d’après le comportement de leurs adhérents, tendent à porter atteinte à l’ordre constitutionnel libéral et démocratique, ou à le renverser, ou à mettre en péril l’existence de la République fédérale d’Allemagne, sont inconstitutionnels. La Cour constitutionnelle fédérale statue sur la question de l’inconstitutionnalité.»


Il suffira donc de faire constater le caractère anticonstitutionnel du M.R.C, pour sa dissolution, ainsi que l’interdiction de créer une organisation de substitution.


L’habilitation à exister en tant que parti politique, admis à concourir à l’expression du suffrage universel ne doit pas uniquement reposer sur la validation par le ministre d l’administration territoriale.





Il faut fixer dans la Constitution, par ce Pacte Républicain, les obligations que les partis politiques devront respecter et être éligibles aux financements publics dans le cadre des campagnes électorales, sous peine de s’exposer à la dissolution pour ceux qui refusent de le signer.

Le Pacte Républicain patriotique dans sa rédaction devra comporter l’engagement non négociable du respect de notre devise « Paix – Travail – Patrie ».


L’arsenal législatif mérite en conséquence d’être revu et complété par de nouvelles armes juridiques et politiques.


Si cette réflexion profonde n’est pas entreprise, chaque déplacement du Président de la République  l’exposerait à rester une cible sur le territoire d’accueil à l’étranger et à courir d'insignes dangers.

Il s’agit d’une obligation ardente, défendre l'Etat, à travers l'honneur de son représentant suprême et mettre un terme final à des dérives inadmissibles.


Restons vigilants, rassemblés et unis derrière le Président de la République, S.E Monsieur Paul BIYA.



Maitre Martin LONGO

Président de la Commission Politique de la Section R.D.P.C France-Sud  

Avocat pénaliste aux barreaux de Bordeaux et du Cameroun

Doyen des avocats camerounais au barreau de Bordeaux

Ancien Président de la sous/Section R.D.P.C de Bordeaux

Ancien Président de la Communauté Camerounaise de Bordeaux

Ancien Premier Vice-Président du C.R.E.A.E.M (Cercle des Ressources et d’Echanges Euro-Afro- méditerranéens)

Ancien Président de l’association Echanges Bordeaux-Cameroun




 

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