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Plan Triennal spécial 102 milliards état de lieux au Sud

Alexis Obama Onana : « ? un encadrement de proximité jour et nuit pour s?assurer que l?argent mis à leur disposition soit utilisé à des fins destinées ».

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Chef d’antenne régionale  du fonds national d’insertion des jeunes (Fonij), issu du plan triennal spécial (Pts) d’un montant de 102 milliards de Fcfa décidé par le Chef de l’Etat depuis 2016, qui depuis 2020 connait un regain d’activités matérialisé par la caravane du Pts que le ministre de la jeunesse et de l’éducation civique a effectué dans tous les chefs-lieux de régions. Pour le cas de la région du Sud, il revient sur un état de lieu, les perspectives pour que ces fonds mis à la disposition de la jeunesse, puissent changer leur environnement  à partir de leur propre appropriation.




Qu’est ce qui est fait depuis le lancement à Meyomessala de la caravane du Plan triennal spécial ?

Plusieurs centaines de jeunes ont été financé dans le cadre du Pts. En ce qui concerne la région du Sud, nous avons au lancement de la caravane régionale  à Meyomessala,  35 jeunes ont reçus  leurs financements c'est-à-dire du matériel, ainsi que les moyens financiers. Au niveau de toute la région maintenant, 42 jeunes organisés en chaîne de valeur depuis lors reçoivent leurs financements. Par la suite, plusieurs villages pionniers ont été financés. Ce sont des regroupements de plusieurs entrepreneurs jeunes  et à l’intérieur  desquels on trouve plusieurs chaînes de valeurs. On peut trouver des agriculteurs, des fournisseurs d’intrant, des transporteurs, des transformateurs et les commerçants.

 


De 2016 à 2020 d’importantes cuvées de demandeurs, qu’en est- il exactement ?

Bien entendu, on finance par cuvée. Les cuvées de 2016 à 2019 sont entièrement financées même ci on est en 2021. A partir de celle de 2020, il y’a eu une organisation spéciale en terme de villages pionniers. On a préféré financer sur un même espace plusieurs jeunes, ceci en vue d’un meilleur suivi car étant ainsi,  personne ne peut tricher contrairement aux financements individuels. C’est vraiment une expérience nouvelle, qui tient son chemin.

 


Quand on parle de financement, c’est de l’argent ?

On donne des équipements. Parce que selon nos conventions, l’équipement  appartient à l’état et c’est le fonds de roulement qui est remis sous forme de chèques aux jeunes. La formule adoptée est que le jeune émet des besoins en équipement que le prestataire livre. Une autre partie du besoin en fonds de roulement, c’est l’argent que le jeune lui-même  prend par phase après une évaluation d’activités menées. On libère la  1 ère phase lorsque le délégué d’arrondissement du Minjec, fait une évaluation de toutes les activités, après on passe à la seconde phase de décaissement jusqu’à la  3 ème phase qui est la dernière. Ce qui nous permet de s’assurer que chaque phase d’activité a été menée de manière rationnelle.

 


Quelles peuvent en être les fourchettes des montants alloués aux bénéficiaires ?

Cela dépend du projet soumis. Mais, le maximum est  de 25 millions de Fcfa. Les moniteurs qui sont dans les centres multi fonctionnels et professionnels de jeunes (Cmpj) les accompagnent dans le ficelage de leur idée de projet et élaborent  le business plan du jeune. Ce dernier est transmis au comité de validation qui procédera à la relecture et apportera des ajustements nécessaires et arrête alors le montant final.

 


A ce jour on peut être rassuré que le dispositif fonctionne à merveille ?

Avec le dispositif actuel, on n’a pas encore de soucis majeurs sur le terrain. Mais la particularité étant qu’au Sud, les jeunes n’ont pas cette culture entrepreneuriale. Beaucoup pense plus à consommer les financements à eux alloués pour d’autres objectifs. Il faut donc un encadrement de proximité jour et nuit pour s’assurer que l’argent mis à leur disposition soit utilisé à des fins  destinées. Au départ, on observe souvent un engagement dans la mise en œuvre du projet. Dès le décaissement, ils sont déjà face à d’autres défis au niveau de la famille.

 


Ces financements sont-ils remboursables ?

L’argent doit être remboursé. La subvention pour tout montant est de 1.5 millions de Fcfa c'est-à-dire que le jeune qui est financé à 2 millions de Fcfa par exemple, il est subvention par l’état à 1.5 millions de Fcfa et ne remboursera que 500.000 Fcfa dans un délai de 03 ans. Il faut noter que la somme remboursée permet la mise en œuvre du fonds national d’insertion des jeunes (Fonij). C’est une structure du gouvernement qui attend décoller à partir des remboursements opérés dans le cadre du Pts et d’autres projets qui on été financés par exemple le Pajer-U. Tous ces remboursements vont permettre d’avoir un budget de mise en œuvre. Au-delà des délais, le matériel qui est la propriété de l’état est saisi et remis à un autre jeune qui peut achever le remboursement et le matériel devient donc sa propriété.

 


Propos recueillis par /

Jacques Pierre SEH




 

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