Avec les élections régionales, S.E Monsieur le Président Paul BIYA a donné une impulsion sans précédent à notre édifice démocratique, une accélération du mouvement de décentralisation vers les collectivités territoriales et leurs assemblées élues, traitées dorénavant comme des partenaires majeurs et responsables, en leur donnant un avenir d’un cadre réaliste, efficace et vertueux, des ressources modernisées et équitables et des instruments juridiques adaptés dans le respect de la loi fondamentale, notre constitution et de la solidarité nationale.
C’est un temps fort de notre vie nationale. C'est la plus profonde transformation du tissu institutionnel du Cameroun, depuis le début du siècle et même depuis la naissance de la République, avec la mise en place des conseils régionaux et des présidents de régions, puis le renforcement de la démocratie locale et régionale qui suivra.
Le génie du Président S.E. Monsieur Paul BIYA, c’est de refuser ce qui fragilise notre Constitution et de privilégier ce qui la raffermit, aidé par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, S.M. Dr. Joseph DION NGUTE.
Au-delà de la décentralisation doivent s'instaurer de nouvelles relations contractuelles entre l’Etat et les exécutifs régionaux, pour le bien de tous les camerounais dans ce changement important de paradigme, qui reconnait la diversité du Cameroun et ses configurations géographiques, historiques, en vue de gouvernances locales adaptées à des besoins locaux.
Mais c’est aussi vouloir, que pour accompagner et encourager cette diversité, des outils particuliers soient développés à tel endroit et pas à un autre, en déconcentrant un grand nombre de procédures administratives, au regard des enjeux de décentralisation.
C'était nécessaire pour permettre aux régions d'organiser rationnellement leur avenir, en termes de transports, d'habitat et de logement social, de développement économique et d'emploi, d'environnement, en matière de formation professionnelle, d'équipement routier, de la culture : pour que notre culture camerounaise s'enrichisse, par la valeur ajoutée, des apports de chaque identité régionale.
Des actions conjointes devront être organisées dans le cadre d’une Planification sur une conception globale du développement de chaque région, en définissant les priorités, qui bénéficieront de l'appui de l'Etat, par l'intermédiaire des contrats de plan, que l'Etat pourra signer avec elle, sur la base d’objectifs partagés et de délégation de compétences, qui sont autant de dispositifs que le Gouvernement doit développer.
C’est une occasion idoine, pour lancer de nouveaux chantiers dans des domaines comme :
- la technologie
- le tourisme, le sport
- l'enseignement supérieur
- l'agriculture, l’élevage et plus encore…
Cette avancée est également nécessaire, pour permettre le meilleur emploi des ressources fiscales et la densité de projets en cours.
C'est aussi une bonne chose, car ainsi il devient possible de faire face à des besoins et à des situations, que de petites régions ne pourraient affronter seules, en mutualisant les talents, les énergies et les atouts de chaque région.
A côté de cette grande et exaltante aventure, il faut que le tissu industriel soit prospère, dynamique sous l’impulsion des présidents des régions.
Nous devons renforcer les règles de la sous-traitance, en particulier, les délais de paiement, moderniser les petites et moyennes entreprises ‘PME’ , ‘PMI’ qui opèrent souvent dans le secteur traditionnel et informel et qui seront confrontées à une vive concurrence internationale, les entreprises étrangères ne manqueront pas de saisir cette opportunité pour offrir leurs expertises aux présidents des régions et gagner des marchés.
Il nous faut permettre à nos entreprises un accès aux techniques modernes, et qu'elles bénéficient des concours en formation d'hommes, en moyens financiers.
Que proposaient le MRC et son leader ? Le boycott des élections régionales, pour mettre le Cameroun à l'encan, par l’anéantissement de la dynamique de notre progrès institutionnel et le démantèlement de notre souveraineté, avec un inconséquence et démagogie vaine, cherchant à prendre les partis républicains majoritairement favorables à ce scrutin et le peuple souverain en otage.
Pourquoi s’apitoyer sur son sort : Qui sème le vent récolte la tempête, bien qu’il soit souhaitable après ce scrutin de revoir sa situation et celle de sa famille.
Il appartient désormais de faire en sorte que la victoire, par la tenue même de ce scrutin et après le grand chelem pour le RDPC, qui est inéluctable, compte tenu de la force de son implantation locale (victoires aux présidentielles, législatives, sénatoriales et municipales), ne soit pas celle d’un camp, mais la victoire pour tout le pays.
Il nous incombe d’écrire ensemble, patriotes et partis politiques républicains, une fois passées cette confrontation démocratique inévitable et nécessaire, sans n’y ajouter rien, qui soit inutile, superfétatoire, qui puisse freiner le Cameroun, à relever les nouveaux défis.
Oui, j'ai confiance en vous, Chers camarades de notre parti pour votre mobilisation, à voter massivement, en ces temps très perturbées par l’épidémie de coronavirus, car l’abstention est traditionnellement plus élevée lors de ces scrutins intermédiaires.
Il s’agit des dernières élections avant la présidentielle de 2025. C’est le dernier moment de démonstration des rapports de force entre les partis politiques et le dernier test.
Il me plait de vous dire pour finir : Vive la Région, Vive la République, Vive le Cameroun pour l'épanouissement local et régional.
Vive notre Président National S.E. Monsieur Paul BIYA.
Il ne me reste plus qu'à souhaiter aux présidents des régions, audace et créativité dans vos nouvelles missions par un authentique esprit de service !
Maître Martin Longo
Président de la Commission Politique de la Section RDPC France-Sud
Président du Front des Biyaistes Indomptables Internationaux
Avocat aux barreaux de Bordeaux et du Cameroun
Ancien Président de la sous/Section RDPC de Bordeaux
Ancien Premier Vice-Président du CREAEM (Cercle des Ressources et d’Echanges Euro-Afro-méditerranéens)
Ancien Premier Vice-Président de la Commission Relations Extérieures et co-développement du CREAEM
Ancien Président de la Communauté Camerounaise de Bordeaux
Ancien Président de l’association Échanges Bordeaux-Cameroun