Les mêmes célebrerent sa lucidité lorsqu'en juillet dernier, le SGPR instruisit l'accélération du processus d'attribution de la concession de son TAC, qui conduisit à la désignation de la société suisse comme adjudicataire provisoire. Je n'ai vu aucun intervenant à la télé argumenter sur la base de la convention de concession.
Et pourtant il y en a bien une, signée en 2004, entre le PAD, autorité concédante (et non l'Etat du Cameroun) et le concessionnaire, Douala international terminal (DIT) pour la gestion de ce terminal. Celle-ci prescrit entre autres ses conditions de résiliation, de renouvellement ou non à l'échéance de sa durée de 15 ans, y compris la résolution des différends. Le bilan de performance devait en être fait à la lumière du cahier des charges. Il ne s'agit ni d'un mariage forcé ni à perpétuité. Elle fut négociée et signée à l'époque sans oukazes de la Présidence. Face à cette avalanche d'instructions de la présidence, une interrogation sérieuse me vient à l'esprit : sommes-nous vraiment dans un État de droit ou a-t-on simplement construit une jungle où règne la loi du plus fort ?
Christian PENDA EKOKA
Président du mouvement AGIR-ACT
Sommes-nous vraiment dans un État de Droit ou dans une Jungle ?
Depuis quelques jours, à la faveur du soudain volte-face concernant l'affaire Port Autonome de Douala, PAD/Bolloré, certains jusqu'au-boutistes défendent M. Biya en disant qu'il est légaliste.