La moisson au terme des examens certificatifs de l’année antérieure a été variée. Au baccalauréat la région a occupé le 4 ème rang avec 59.34 % selon l’office du bacc, 3 ème rang au Bepc et 6 ème rang dans l’enseignement technique. Une position qui mérite d’être pérennisée et améliorée pour cette année scolaire qui débute. Il est question que les réglages soient faits en vue d’assurer non seulement une bonne année scolaire 2019/2020 mais également une année sereine dans toute la région. D’où cette rencontre avec les responsables des établissements scolaires et autres intervenants de la chaîne pédagogique. Le but ici étant, de dresser le bilan de l’année antérieure, de définir les stratégies en vue des meilleures performances pour cette année débutante, et de répercuter les instructions de la hiérarchie des enseignements secondaires pour une année scolaire plus que sereine. Pour Marie Abe délégué régional des enseignements secondaires du Sud, « il est question d’outiller les participants pour appliquer scrupuleusement les instructions reçues, d’améliorer les performances sur les plans administratifs, pédagogiques, financiers et disciplinaires. Dans ce sens, il faudra aller en puissance pour des meilleurs résultats et prétendre gagner des points importants. Le besoin en enseignants est également réel, il va falloir ravitailler en enseignants ces établissements scolaires qui en ont grandement besoin. Ce qui permettra d’insister une l’effectivité au poste de travail pour chaque enseignant, les absentéistes ne seront pas traités avec souplesse. L’association des parents d’élèves et enseignants (Apee) est indispensable pour cette communauté éducative, c’est un partenaire important pour l’école d’aujourd’hui, elle devra toujours apporter son appui quant à la création des meilleures conditions scolaires. Dans ce sens, nous demandons aux chefs d’établissements de recruter les élèves venant des zones anglophones qui en font la demande dans leurs établissements scolaires ». Ces déplacés qui fuient les conditions d’insécurité dans les zones du Nord-ouest, du Sud-ouest et même de l’Extrême-nord sont aujourd’hui partout même dans les villages les plus reculés. Leur manifester cette hospitalité apaiserait leur situation et les permettrait d’engager une nouvelle vie hors de leurs résidences habituelles mais dans une partie du Cameroun dans d’autres conditions. C’est bien ce que pense Zacharie Essono proviseur du lycée mixte de Ma’an dans la Vallée du Ntem où vivent également certaines familles venant de ces zones. Son établissement a des disponibilités d’accueil, mais n’a pas de section anglophone. La disponibilité du livre n’est pas une réalité là-bas faute de librairie, les piètres conditions financières des familles ne rendent pas les choses aisées pour ces élèves. Ce qui imposera une rentrée à plusieurs vitesses, la vitesse urbaine et celle de la campagne où il faudra attendre la vente des produits de rente comme le cacao pour commencer à en parler de l’école. Pour Alexandre Legrand Ngoucheme Kutnyem secrétaire général des services du gouverneur, représentant le maître de céans, « il est question de renforcer les capacités des responsables de la chaîne pédagogique pour une gestion efficiente de l’année scolaire qui commence. Elle devra également servir de cadre idoine de réflexion en vue de la mise en pratique des idéaux de paix, de prospérité prônés par le président de la république Paul Biya. Il est question d’opter pour des schémas d’une gestion transparente des ressources humaines et financière gage de réussite au sein des établissements scolaires. La notion du multiculturalisme, d’une intégration et du vivre-ensemble ne soit une simple vue de l’esprit, un slogan creux mais intègre les habitudes scolaires des jeunes dans la région. Les pouvoirs publics soutiennent l’éducation de tous les enfants de notre pays gage d’un modèle de société à mettre en place pour un Cameroun émergent ». Il est ainsi présagé une année scolaire heureuse tous, c’est un engagement pour toute la chaîne éducative.
Jacques Pierre SEH
Réactions
. 1°- Pierre-René Ossombe
Proviseur lycée classique et moderne d’Ebolowa
« Nous pratiquons une administration pédagogique de proximité où on applique la notion d’administration débout »
Le niveau de préparation nous permet d’être sur un bon départ. La phase lointaine partie depuis juin après les examens nous a permis d’avoir le niveau réel des besoins de l’établissement, sur le plan des équipements, des infrastructures et de la ressource humaine. Après les examens, c’est bien l’année qui se préparait déjà donc, nous sommes prêts. L’association des parents d’élèves et enseignants (Apee) est un partenaire incontournable dans un établissement scolaire, il apporte beaucoup d’aide à la vie de la structure. Au lycée classique cette année, son taux n’a pas changé, il reste à 15.000 Fcfa repartis en rubriques. La rubrique des projets de l’établissement, 7500 Fcfa, la rubrique informatique et technologie de l’information 5000 Fcfa et la rubrique destinée au centre des ressources multimédias 2500 Fcfa. Et jadis, le centre des ressources multimédias était entretenu par l’état, ce qui ne l’est plus aujourd’hui. Les élèves déplacés l’an dernier nous en avons 34 venants des zones du Nord-ouest et du Sud-ouest, cette année cela pourra connaitre une hausse encore avec ceux venant également du grand-nord principalement à l’Extrême-nord. Nous les accordons une priorité dans ce recrutement. De manière globale, le lycée classique et moderne d’Ebolowa a eu un taux de réussite de 73% aux examens certificatifs pour un effectif de 2394 élèves, nous comptons nous améliorer davantage. Nous pratiquons une administration pédagogique de proximité où on applique la notion d’administration débout. Nous sommes tous débout et sur le terrain pour s’enquérir des difficultés de l’établissement et celles des élèves et réagissons rapidement. Par cette logique participative, nous visons entrer dans le top 50 de l’office du baccalauréat.
2°- Jean Maurice Noah
Proviseur du lycée bilingue de Kribi
« Nous avons imprimé un management patriotique volontariste qui consiste à faire le maximum avec le minimum »
Nous avons reçu de nouvelles instructions qu’il faudra intégrer pour la bonne gestion de l’année scolaire. Le lycée bilingue de Kribi (Lbk) a une particularité d’être à peut près le seul lycée bilingue de la ville de Kribi, d’où cette grande sollicitation. Avec l’arrivée des élèves venant du Noso, les employés du port autonome de kribi, la demande devient de plus en plus forte. Nous avons déjà construit 16 salles de classes et à ce jour nous sommes entrain d’ajouter 10 encore avec un laboratoire scientifique pour les élèves déplacés. Ces élèves n’ont aucun problème, ils ont toujours été bien accueillis. L’an dernier nous en avons 1008, ils nous ont produits de très bon résultats aux examens, sur 31 présentés au Gce il y’a eu 30 qui ont réussi. Ils sont très particuliers en matière de la discipline et sont vraiment de bons élèves. La hiérarchie nous a affecté 26 enseignants c’est déjà quelque chose, nous ne résisterons pas à continuer à les accueillir. Le lycée bilingue de Kribi est un lycée qui entre dans ses 90 ans d’existence et en a formé près que toute l’élite de la zone pour la plupart et celle venant d’ailleurs. Nous avons imprimé un management patriotique volontariste qui consiste à faire le maximum avec le minimum. Ce qui est adossé sur une géométrie qui consiste à la centralité de l’enseignant, mais à la royauté de l’élève. Ce qui nous a procuré de bons résultats, sur 1512 candidats pour tous les examens, nous avons eu un taux de réussite de 66.07 % avec des pics dans certaine filières comme dans la section Gce of science où on a obtenu 30 sur 31 on ne peut que se réjouir.
Propos recueillis par
Jacques Pierre SEH