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SUD,Gestion durable du bassin du Congo : le Cameroun peaufine son document projet peaufine

C?est au cours de l?atelier tenu récemment en la salle de conférences de l?hôtel Florence à Ebolowa sur le lancement du processus d?élaboration du document projet du programme à impact pour la gestion durable des paysages transfrontaliers du bassin du Congo. Y prenaient part le ministère de l?environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded), de world wide fund for nature (wwf), des représentants des communes et communautés ainsi que ceux de la société civile.

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Pour Dr Fomete Timothée de Rainbow environment et facilitateur de l’atelier, « cet atelier intervient alors que le Cameroun a franchi déjà quelques étapes du  dialogue national tenu en septembre 2018. Le Cameroun a ainsi  élaboré un document idée de projet qui a été adopté  au mois de juin dernier. Ce qui a ouvert la voie à l’élaboration d’un programme de grande envergure. D’où l’objet de cet atelier qui doit fixer les bases de ce programme d’envergure qui à l’état naturel a déjà identifié 04 grandes composantes. Comme première composante, on vise la gestion intégrée dans le sens de l’aménagement du territoire. La seconde composante s’attèle sur la gestion durable des forêts, la troisième est consacrée à la gestion de la biodiversité dans les espaces clés. Et la quatrième composante elle s’occupera de la valorisation de la biodiversité nationale à travers la promotion de l’écotourisme  surtout, l’implication des communautés locales à la gestion et au partage des bénéfices ». Avec les différentes options qui s’ouvrent aux communautés locales depuis le cadre réglementaire de la gestion de forêts, il sera question pour elles de la valorisation des produits forestiers non ligneux aussi l’identification et la valorisation des savoir-faire locaux. Il faut noter que le bassin du Congo constitue en effet le 2 ème massif forestier tropical du monde après le bassin de l’Amazonie. Ces forêts denses humides couvrent environ 200 millions d’hectares. Cet espace géographique est également le refuge de quelques 400 espèces de mammifères, 1000 espèces d’oiseaux et 700 espèces de poissons. Près de 150 groupes ethniques y cohabitent et tirent leurs moyens de subsistance des ressources du bassin. Cependant, le développement des activités anthropiques au cœur de ce macro-écosystème constitue une menace croissante pour son intégrité écologique. Pour le Pr Ndongo Barthélémy inspecteur général et représentant du Minepded, « les forêts du bassin du Congo font l’objet d’une dégradation progressive sous l’action conjuguée d’un certain nombre de facteurs, au rang desquels, l’augmentation de la demande du bois de chauffe et en charbon de bois. De l’agriculture itinérante sur brûlis, de l’exploitation minière artisanale, de l’intensification des activités industrielles agro-forestières et minières. Du braconnage, du développement des infrastructures de transport et de production d’énergie. Aussi, les enjeux sont liés à l’extrême pauvreté et les tensions entre les communautés locales accentuent cette complexité. Au regard de l’interdépendance des environnementaux à relever, il est de plus en plus évident que les solutions intégrées soient nécessaires. Pour y parvenir, il est opportun d’agir ensemble, de manière cohérente, efficace et à large échelle pour un impact perceptible, de grande portée et durable ». Ainsi,  le programme à impact de gestion durable des paysages et écosystèmes forestiers est donc une opportunité pour les pays du bassin du Congo pour adopter des approches holistiques et intégrées à l’égard du changement transformationnel dans cet écosystème clé. Ce programme couvre six pays du bassin du Congo que sont, le Cameroun, le Congo, la république centrafricaine, le Gabon et la Guinée équatoriale. Ses interventions visent à réduire la déforestation et à renforcer la connectivité des écosystèmes, améliorant ainsi l’intégrité  des services éco systémiques locaux, régionaux et mondiaux fournis par le bassin du Congo, notamment la conservation de la biodiversité, la séquestration du carbone et le maintien du cycle hydrologique.


Jacques Pierre SEH

 




Réaction

Clotilde M. Ngomba

Directrice nationale de wwf


« Ainsi, wwf réitère son engagement à accompagner  le gouvernement du Cameroun dans ce processus et obtenir sa validation par le fonds pour l’environnement mondial »




L’état de lieu de l’écosystème forestier dans le bassin du Congo est relativement bon, en ce sens que très tôt les gouvernements d’Afrique centrale réunis autour de la commission des forêts d’Afrique centrale (Comfac) ont pris ces préoccupations au sérieux. Ils se sont réunis pour mettre un cadre de gestion concertée de l’écosystème forestier du bassin. Il y’a beaucoup de préoccupation comme vous le savez, tout être humain à un impact sur la nature et nous avons par conséquence un processus de dégradation des forêts et même de déforestation en cours et par lesquels, nous nous battons avec toutes les parties concernées pour nous assurer que la tendance actuelle puisse être renversée et que les écosystèmes forestiers de la sous-région du bassin du Congo soit protégée. Ainsi donc, wwf en tant que partenaire du gouvernement en matière de gestion de la nature en Afrique centrale,  c’est un rôle de conseiller, d’informateur des gouvernements en urgence contre une agression de la nature. Le lancement de la phase de développement du projet Cameroun, composante du programme d’impact sur le bassin du Congo a été approuvé par le fonds pour l’environnement mondial. Nous félicitons le gouvernement du Cameroun et ses partenaires de la société civile pour ces réalisations remarquables qui symbolisent effectivement la collaboration fructueuse entre les parties. Nous disposons ainsi de 12 mois pour soumettre le descriptif complet du projet. La présence des différents départements ministériels concernés, les représentants des communes, des communautés et de la société civile témoigne de l’appropriation du processus et de l’urgence de respecter les délais impartis. Ainsi, wwf réitère son engagement à accompagner  le gouvernement du Cameroun dans ce processus et obtenir sa validation par le fonds pour l’environnement mondial.

 


Propos recueillis par

Jacques Pierre SEH

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