Publicité

Production d??ufs de table, le secteur est porteur dans la région du Sud

Dr Malenou Bénoît : « Production d??ufs de table, le potentiel est réel dans la région, les opportunités également mais les gens ne veulent pas prendre les risques ».

Publicité





Délégué départemental de l’élevage des pêches et de l’industrie animale de la Mvila, il fait un état de lieu sur le secteur de l’élevage des pondeuses en vue de la production des œufs de table et exhorte les populations au choix de ce secteur. Car, le secteur est porteur, le marché existe autant  localement que pour l’extérieur avec les marchés frontaliers. Puisque les œufs se consomment sur toutes les formes et sa production n’est pas soumise à un quelconque climat. L’itinéraire de production demandant plus de temps pour produire les œufs  que la production des poulets de chair, avec un coûte plus élevé dans l’investissement. Malgré tout, les vendeurs trouvent leurs comptent et importent même leurs produits dans d’autres régions principalement à l’ouest et au centre qui sont des grands bassins de productions. Lorsqu’on sait que dans le Dja et Lobo, certaines élites s’y mettent déjà avec des fermes de fortes capacités.





Quel est l’état des lieux de l’élevage des pondeuses dans votre département ?

La Mvila ne se définit pas comme un grand bassin de production d’œufs de table. En 2015, il n’y avait presque pas d’élevage des pondeuses dans le département, tous les œufs de table nous  venaient des autres régions du pays principalement les régions de l’ouest et du centre.  Cette situation demeure à cet état parce que ceux qui doivent stimuler la production avicole ont d’autres priorités. Avec pour conséquence qu’aujourd’hui, il existe deux éleveurs dans le département. Le premier a une capacité de 1800 sujets et le second à une capacité de 2800. Les deux produisent et vendent localement, ce qui essaye de ralentir l’invasion de la production venant de l’ouest et centre. Il faut reconnaitre que la demande est sans cesse croissante dans la zone urbaine, les localités environnantes et les pays voisins, la Guinée équatoriale et le Gabon en demandent d’où cette large ouverture pleine d’opportunités.

Du coup, certains vendeurs sous la pression du marché sont obligés de se ravitailler ailleurs principalement à partir des régions du centre et de l’ouest où on trouve de grandes exploitations. Mais, il faut reconnaitre le marché local nourrit bien son homme, les points de vente se multipliant dans les marchés.



Pourquoi cette opportunité de l’élevage des pondeuses ne décolle pas encore ?

Vous savez que l’élevage des pondeuses demande des ressources supplémentaires à comparer à l’élevage des poulets de chair. Et pour l’instant, ceux qui ont des moyens financiers n’y trouvent pas encore leur intérêt bref, ils ne veulent pas prendre des risques dans l’activité. Il faut attendre plus du temps pour commencer à amortir le coup de l’investissement. Mais ce qu’on peut retenir est que le potentiel est réel, les opportunités également mais les gens ne veulent pas prendre les risques.



Quelle est la situation de l’épizootie dans le département ?

Cette période est passée, la situation a été maîtrisée, le département est sans crainte à ce jour. Les aviculteurs sont bien dans leurs activités localement, le transfert de la volaille venant des autres régions ne représente plus grand-chose surtout avec les poulets de chair. Le marché local est ravitaillé, et les acteurs du secteur se positionnent mieux. Nous pensons que les populations s’intéresseront bien à l’élevage des pondeuses d’autant plus que l’encadrement technique par les services de l’élevage est à leur disposition. Mais, il faut reconnaitre que le ravitaillement en poussins d’un jour ne se fait pas localement, il faut se rendre dans les régions du centre et de l’ouest. C’est vraiment une difficulté importante.



Ne faudrait-il pas apporter des subventions la production locale pour stimuler celle-ci ?

Les structures de l’état dans ce sens existent déjà au Minepia et ailleurs. Il faudrait juste aux différents acteurs de manifester le désir et d’en remplir les conditions nécessaires. Mais vous restez sans ignorer que c’est une activité libérale, qui dépend au premier rang de l’éleveur tout simplement qui veut en faire ou pas. L’état met à leurs  dispositions tout l’encadrement nécessaire pour le succès de leurs investissements. Mais, il faudrait que les uns et les autres développent un intérêt pour cette filière et ça va aller en attendant l’appui des pouvoirs publics.



Propos recueillis par

Jacques Pierre SEH

Publicité