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SUD,La formation technique professionnelle : Le Gabon et la Guinée-équatoriale veulent s?inspirer du Cameroun

En marge de la célébration de la fête nationale du Camerounais où les gouverneurs des provinces du Wolley-Ntem au Gabon et Kye-Ntem en Guinée-équatoriale ont été les hôtes de leur homologue de la région du Sud au Cameroun. Au terme des festivités, ils ont profité de leur présence à Ebolowa pour visiter l?institut technique Don Bosco (Itdb) d?Ebolowa où fréquentent les jeunes camerounais, gabonais et équato-guinéens dans des spécialités techniques professionnelles qui inspirent les autres pays de la zone aux trois frontières.

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L’expérience de l’Itdb intéresse les pays voisins, le Gabon et la Guinée équatoriale qui ont en commun la même aire diocésaine. Dans cet établissement de la congrégation salésienne de Don Bosco, comme chez eux le slogan selon lequel, « la vraie richesse ce sont les hommes » est sacré. Conséquence dans l’esprit salésien, la formation technique professionnelle est à la base de toute société de développement, il faut ainsi apprendre un métier pour mieux contribuer au développement de son environnement et de son pays. Plusieurs filières sont développées, en plus de la menuiserie, la mécanique, l’électronique, l’informatique, l’électromécanique on pense déjà aux énergies renouvelables avec l’inauguration récente de la centrale photovoltaïque dans cette école, don de la fondation Elecnor du royaume d’Espagne. De belles perspectives pour cet institut qui fonctionne en régime interne et externe et qui reçoit depuis plusieurs années, des élèves venant du Gabon et de la Guinée-équatoriale. Dans l’esprit de la Cemac, pourquoi ne pas commencer à réfléchir sur un centre similaire dans leurs pays respectifs. Pour Félix Nguelé Nguelé gouverneur de la région du Sud, après la célébration de la 47 ème édition de la fête nationale du Cameroun, il était question pour lui de faire découvrir à ses hôtes, cet établissement scolaire de formation professionnelle très distingué dans la zone Afrique tropicale équatoriale (Ate) qui regroupe toute la zone Cemac et don le siège est à Yaoundé. Pour lui, «les pouvoirs publics camerounais attachent du prix sur l’enseignement technique professionnel. L’église étant un maillon essentiel dans l’éducation, elle développe les référentiels adaptés aux besoins des populations en vue du développement de nos pays. Les sociétés  contemporaines ce sont développées grâce à la maîtrise de la technique. Ce que la congrégation salésienne fait est d’un apport capital pour notre développement. Ainsi, il était question de partager cela avec mes homologues venus fêter avec nous à Ebolowa. C’est une expérience que toute personne qui veut aller dans le développement aimerait avoir aussi ». Une congrégation qui investie beaucoup dans l’éducation avec presqu’une centaine d’écoles et environ 12.000 élèves dénombrés à travers la zone Ate. Pour Justo Janvier Ndong Engono gouverneur de Kye-Ntem à Ebébeyin en Guinée-équatoriale, « il y’a une maison salésienne  chez nous, notre désir est cet échange dans le domaine technique professionnel pour que nos jeunes puissent se mettre à jour pour le développement. L’expérience du Cameroun est déjà très importante pour nous pour qu’elle soit répliquée, et que Don Bosco s’installe dans notre diocèse. Et ils ont tous les moyens pour le faire, nous venons ainsi auprès des responsables d’Ebolowa ». Déjà, les élèves de ces pays forment une colonie importante dans les écoles catholiques basées dans la ville d’Ebolowa. Un vœu que Joël Ogouma  gouverneur de la province de  Wolley- Ntem au Gabon approuve pour le bienfondé de la sous-région Cemac. Pour lui, « il est important de vivre des expériences développées et réalisées avec succès dans d’autres espaces nationaux. La problématique de la formation professionnelle est au centre des politiques publiques au Gabon. L’enseignement technique professionnel reste à développer et à améliorer et nous avons des besoins dans ce secteur, nous en sommes demandeurs. Nous avons besoin en la matière, c’est une problématique d’actualité, nous sollicitons l’accompagnement  à l’appui à la reforme de ce secteur chez nous. Nous souhaitons nouer ainsi, des partenariats avec l’Itdb d’Ebolowa d’abord dans la province de Wolley-Ntem et les autres provinces  suivront. Il est question d’améliorer, renforcer la formation que l’état assure car, le capital humain de tout processus de développement est un déterminant essentiel dans toute politique de développement ».

 


Jacques Pierre SEH

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