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SUD,Ebolowa à la quête de son vivre-ensemble

C?est à travers la marche dite du vivre-ensemble dont l?initiative entre dans le cadre du programme des activités élaborées en vue de magnifier ce concept par rapport à la célébration de la fête de l?unité, sous la coordination de la délégation régionale de la jeunesse et de l?éducation civique et au rang des marcheurs le 16 mai dernier, le gouverneur de la région du Sud, les responsables administratifs, religieux, traditionnels, les chefs des communautés et une population qui a tenue à honorer ce rendez-vous de l?histoire du Cameroun.

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A pas lents, les quatre axes représentant les différentes agglomérations de la ville y  convergeaient vers le carrefour dit « An 2000 » retenu pour le dernier point de mobilisation et de rassemblement. L’exigence ni était pas au rendez-vous pour la tenue à arborer pour cette marche, chacun y venait avec celle de sa convenance. L’assortiment laissait apparaitre les différentes aires culturelles du Cameroun auxquelles s’ajoutaient les uniformes de sport. Au point de chute qui était l’esplanade des services du gouverneur de la région du Sud, ce fut une importante foule humaine venue exprimer chacun en sa façon l’expression de la diversité camerounaise dans un esprit intégrateur. L’ordonnancement du programme au point de chute laissait une place de choix aux hommes de dieu dans une prière interreligieuse. Unanimement, chacun a invité dieu et être le maître de cette nation. Car, s’il ne bâtit, ceux qui bâtissent travaillent en vain et qu’il soit invité dans cette nation comme fut christ à la noce de cana.  Pour le pasteur de l’église presbytérienne camerounaise, « tout camerounais doit être solidaire, vivre dans l’amour fraternel, éviter la guerre, le divisions car, dieu interpelle chacun de ceux qui se réclame de lui. Ainsi, nous devons attirer dans l’amour  et non rejeter dans la haine ». Chacun s’est retrouvé dans cette prédication comme pour dire que dieu nous regarde, et attend qu’on l’invoque de tout cœur pour qu’il prenne possession de ce pays qui aujourd’hui est mal en point dans ce qu’il avait de plus cher à savoir la paix. Ce qui a donné une occasion à un échantillonnage choisi pour les témoignages de circonstance. Les « allogènes » vivant depuis plusieurs dizaines d’années à Ebolowa ont chacun évoqués une collaboration, un vivre-ensemble en tout lieu et en tout temps. Aujourd’hui, comme une bouée crevée, ce vivre-ensemble a pris un coup à travers les replis identitaires et la stigmatisation des uns et des autres. Les autorités traditionnelles à travers une déclaration dite de la paix à l’occasion de cette journée internationale du vivre-ensemble dans la paix le 16 mai disent non à toutes les activités de la division, de la haine, oui à l’intégration de tous les enfants de cette nation. Que les idéaux de la promotion de la paix, de l’intégration soient les principes dans populations d’Ebolowa. Ainsi, ils s’engagent à faire régner l’harmonie car, Ebolowa est un bastion du creuset de l’unité nationale. Un engagement qui a été salué par tous les leaders de communautés vivant à Ebolowa. Pour Félix Nguelé Nguelé gouverneur de la région du Sud, « j’appelle à tous, la consolidation des valeurs auxquelles étaient attachées les pères fondateurs de notre nation qui malheureusement sont en péril depuis quelque temps. Il s’agit entre autre de la paix mis en mal par la recrudescence des attaques terroristes à l’extrême-nord, les enlèvements à l’Est et à l’Adamaoua entrainant un nombre croissant de déplacés internes dans ces zones. De l’unité et la cohésion sociale compromis par les assassinats orchestrés par les partisans de la déstabilisation du Cameroun dans les régions anglophones. De l’intégration nationale ébranlée par les replis identitaires, le népotisme et le tribalisme. Pour ce faire, il faut donner plus de visibilité à l’opérationnalisation de la vision de la commission nationale pour la promotion du bilinguise et du multiculturalisme à savoir, renforcer la volonté et la pratique quotidienne du vivre-ensemble. C'est-à-dire, la cohabitation pacifique et harmonieuse entre les différentes entités du pays. Les témoignages faits attestent de l’existence des liens pacifiques de bonne entente. Cette tolérance, cette acceptation et cet amour de l’autre constitue les piliers de la foi chrétienne qui doivent être cultivés en tout temps par chaque citoyen, en vue d’une république prospère et où il fait bon vivre ».

 


Jacques Pierre SEH

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