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SUD,Fête de travail : les travailleurs exigent l?augmentation du salaire minimum

C?est au cours de la 133 ème édition de la fête internationale de travail dont l?apothéose s?est tenue à la place de fête de Nko?ovos à Ebolowa sous la présidence du gouverneur de la région du Sud, les responsables au rang administratif, religieux et traditionnels, les leaders des syndicats auquel ce sont ajoutés le grand public oisif.

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Le code de l’emploi camerounais met plus l’accent aux emplois salariés. Mais plus de 80 % de travailleurs sont logés dans l’informels,  d’autres installés en clientèles privées. Mais lorsqu’on parle d’emploi, on voit juste les commis de l’état qui en réalité ne  représentent pas grand-chose par rapport à la masse énorme de demandeurs d’emploi. Les statistiques disponibles aux Fne et autres agences d’insertion de demandeurs d’emplois le témoignent à suffisance. Ce qui nous amène à se demander toujours quel est le taux réel de demandeurs d’emploi au Cameroun. Même les structures de sondages les plus pointues, passent à côté de la plaquette. Ce qui s’est illustré par les différentes interventions des leaders syndicaux pour fustiger le manque de considération allouée aux travailleurs Camerounais. Le travail décent annoncé n’est qu’un vain mot qui ne protège aucunement le travailleur, qui parfois est sans contrat de travail des années durant dans une entreprise. A la moindre revendication, il est mis à la porte sans aucune sécurité, sans voie de recours. L’employé à une compétence à vendre à l’employeur, ce n’est pas un mendiant qui doit être traité de la forme la plus animale possible. Selon le porte-parole de l’union générale des travailleurs du Cameroun (Ugtc), « trouver l’emploi est difficile aujourd’hui, les emplois circulent dans les réseaux ce qui ouvrent les portent à toutes les pratiques pour en être bénéficiaire d’un. Du coup, l’emploi au lieu d’être source de bonheur pour la famille, c’est bien un enfer pour le travailleur. Parfois pas de déclaration à la Cnps, pas de congé payé, on travaille sans contrat bref, les conditions du travailleurs camerounais ne lui donne aucune décence. Il vit le travail quotidien comme une punition parce que le patron est devenu un loup pour lui. Et pire encore pour quel salaire, il faut augmenter le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) à 62000 Fcfa ». Les manquements constatés durant la semaine de l’emploi l’atteste à suffisance qu’il y’a à faire abondamment dans ce pays où l’emploi salarié est de plus en plus rare. Plusieurs activités prévues avaient avortées fautes d’intervenant ce qui frisait à de l’improvisation du côté des responsables du travail. La 133 ème édition dont le thème à porté sur « la protection du travailleur : vecteur de justice sociale et de travail décent au Cameroun » suscite plus angles de réflexions. Pour Michel Abanda demandeur d’emploi, « la justice ici suscite que les offres sont ouvertes, et les critères de sélections sont les mêmes pour tous. Le constat est autre, parfois vous découvrez l’offre d’emploi au moment de la clôture, il faut donc être parrainé pour y parvenir. Les demandeurs s’orientent directement dans l’informel car, le système actuel de l’emploi ne rassure plus ». Pour Jean Baptiste Mekinda Mekoulou délégué régional du travail, « le travail décent est une préoccupation majeur des pouvoirs publics. A savoir, la protection du travailleur vecteur de la justice sociale et du travail décent. Si les conditions du travailleur sont mieux renforcées, nous serons en présence de l’équité en termes de justice sociale et le travail décent deviendra de mieux en mieux visibles. Nous pouvons dire qu’il existe, mais pas à un niveau optimal. Jusqu’ici, le travail tel que défini par le code de travail est dépassé car, ne tient en compte que l’emploi salarié. Pourtant, le Cameroun compte plus 80% d’emplois informels, c’est du travail, ceux -là contribuent bien à l’édification de l’économie camerounaise, ils abattent une œuvre importante ». Après un défilé qui a retenu l’attention du public qui s’est déplacé pour la place de fête de Nko’ovos se fut la grande satisfaction de Félix Nguelé Nguelé  gouverneur de la région du Sud. Pour lui, « le défilé m’a permis d’apprécier et d’évaluer les unités de production du Sud. Nous constatons que c’est le secteur tertiaire qui domine. Mais avec l’offre en énergie qui s’améliore, et celle des voies de communication, le Sud devient attractif. La région gagnerait en investissements productifs, un pôle industriel économique entrainant des emplois décents et beaucoup de justice sociale pour les travailleurs. L’édition prochaine nous dira mieux.

 


Jacques Pierre SEH

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