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SUD,Investissements publics, les contrôleurs désormais mieux outillés

L'atelier régional de vulgarisation du manuel de contrôle de l?investissement public s?est tenu le 27 mars dernier dans la salle de conférences de la Cnps sous la présidence du gouverneur de la région du Sud une initiative du ministère de l'économie, de la planification et de l?aménagement du territoire (Minepat) auquel assistaient, les responsables régionaux, les acteurs de la chaîne de la dépense, les élus locaux, les leaders de la société civile.

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Le voyage vers l’émergence à l’horizon 2035 dont la phase 2010-2020 gouvernée par la Dsce a connu des fortunes diverses. Les résultats sont en dessous des attentes notamment en matière de croissance selon Ndjama Abouem Ahmed Francis chef de division de suivi et de la relance au Minepat. Pour lui, « parmi les causes on peut voir celles exogènes liées à la volatilité des cours de matières premières et celles endogènes avec l’engagement du Cameroun dans multiples fronts à la quête de la paix et la stabilité. Ce qui a entrainé la sous performance de l’investissement public. Chacun doit alors se rappeler de la maxime selon laquelle, « là où la route passe, le développement suit » en d’autres termes, quand on exécute bien l’investissement public, il y’a un effet multiplicateur sur la croissance. Le but l’atelier d’Ebolowa est donc de vulgariser, de permettre aux parties prenantes de l’investissement public de s’approprier les procédures, leurs responsabilités de manière à ce que nous atteignons l’exécution effective des projets sur le terrain. Ainsi, on pourra espérer atteindre véritablement l’émergence envisagée en 2035 ». Quand on parle de contrôle, il s’agit de la confrontation d’une situation à la règle. Ce qui doit se faire avant, pendant et après la réalisation de l’infrastructure.


Ce mécanisme doit fonctionner avec d’autres mis en place par le  gouvernement, le tout étant d’améliorer les conditions de vie des populations. Il est question pour ces acteurs de la chaîne de contrôler la conformité et la régularité du processus pour que chacun joue simplement et véritablement son rôle. Comment comprendre qu’on arrive à des malfaçons, à des chantiers abandonnés pourtant, le prestataire ayant perçu presque toute l’enveloppe prévue pour la prestation. Pour Alexandre Legrand Ngoucheme Kutnyem secrétaire général des services du gouverneur représentant le maître de céans empêché, « le Cameroun depuis 2009 à élaboré sa vision d’être un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité à l’horizon 2035. Durant la 1 ère phase de cette vision, l’économie a connu une accélération de sa croissance. En 2015-2017 il y ‘a eu un ralentissement on est ainsi passé de 5.8% de croissance à 3.2 en 2017, une situation difficile pour le pays du fait des défis sécuritaires. Tout ceci mis ensemble a permis d’avoir ces résultats mitigés, il faut repartir sur des nouvelles bases avec cette nouvelle phase qui s’engage dès 2020. Ainsi, aucune légèreté ne saurait être admise dans la mise en œuvre  de cet investissement public en vu de garantir l’efficacité de notre économie. Le contrôleur se trouve donc mis en exergue dans une exigence particulière d’efficacité et de qualité. De ce fait, les contrôleurs ont besoin d’être outillés et avoir une démarche harmonisée leur permettant de s’adapter aux particularités. Ce qui contribuera à la performance de l’investissement notamment à travers, le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de la dépense d’où  la mise à disposition d’un manuel. Manuel dont l’appropriation permettra à chacun de jouer le rôle qui est attendu de lui, en vu de la création du bien-être des populations ». Il faut ainsi se souvenir que le contrôle n’est pas un piège mais une articulation normale dans le processus de la gestion à l’effet de s’assurer de la bonne exécution des tâches retenues. Comme pour dire, à bon entendeur messieurs les gestionnaires de la dépense public il est question de s’éloigner des fautes de gestion.  


Jacques Pierre SEH

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