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SUD,Renforcer l?ingénierie dans les centres de formation professionnels

C?est l?objectif fixé par le ministère de l?emploi et de la formation professionnelle (Minefop) dans la région du Sud à l?occasion de la 10 ème trimestrielle des responsables régionaux, départementaux des organes sous tutelle tenue du 28 février au 01 mars dernier à la Sar/ Sm d?Ebolowa entendz section artisanale rurale / section ménagère sous la présidence du délégué régional dudit ministère.

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Deux recommandations fortes ont ponctuées ces assises pour que, rien ne soit plus comme avant. Selon Pierre Banda Owono délégué régional du Minefop, « sur le plan pédagogique, il est demandé aux collaborateurs de faire usage de tous les outils en vue de revisiter ou améliorer la formation professionnelle. L’accent a été mis sur la formation des formateurs, où celui-ci est au centre du dispositif de cette formation. Il a été question de renforcer leurs capacités afin qu’ils prennent conscience de leur rôle et de leur position stratégique dans ce dispositif de formation. Sur le plan purement de la gouvernance stratégique, les collaborateurs doivent mettre tout en œuvre pour améliorer la qualité de la formation professionnelle sur le terrain mais aussi sur  l’insertion des formés. Parce que, la lutte contre le chômage, le sous emploi ne doit plus être un simple slogan creux. Il faut donner de la matière, il faut y mettre du contenu. Il faut ainsi assainir les structures de formation professionnelle pour que ceux qui y entrent aient droit de cité. Que ces structures de formation professionnelle présentent aux entreprises, aux investisseurs, des produits de qualités ». Selon les statistiques disponibles dans la région, environ 25% de formés seulement ont été absorbés par le marché de l’emploi. Pourtant, des opportunités multiples existent avec les chantiers structurants, et certains emplois encore cachés qu’il faudrait dénicher. C’est la volonté du chef du département ministériel de professionnaliser la formation. Pour y parvenir, il faut relever les plateaux techniques, le Minefop en est conscient. Pour Issa Tchiroma Bakary le patron de l’emploi et de la formation professionnelle disait récemment, « ces structures de formation professionnelle doivent être de véritables laboratoires. Quand on parle de laboratoire, on parle des équipements, des infrastructures, c’est le renforcement de l’ingénierie. Et par rapport à cela, il y a une grosse machine qui se met en place à travers les Sar/ Sm. Et la préoccupation fondamentale est de doter ces structures de matériels, des infrastructures pour que le Minefop soit au cœur des grandes opportunités. Toutes ces belles intentions ramènent à la créativité et à l’inventivité ». C’est en somme, un nouveau départ pour la formation professionnelle qui s’adapte aux besoins du marché de l’emploi. Pour cela, il est question d’effectuer les descentes sur le terrain pour des études prospectives des niches d’emploi et des potentiels niches d’emploi pour recueillir les besoins en compétence. Il est question de faire des Sar/ Sm des centres de formation aux métiers, c’est une réforme qui se fait par étape.




Jacques Pierre SEH



Réaction

Halidou Sanoussa


Directeur du centre de formation professionnelle d’excellence de Sangmélima.


«  Car, à ce jour, vous ne saurez être  un employé sans avoir une formation, on peut la faire à la carte ou par apprentissage »


halidou_Sanoussa_Directeur_CFPE_Sangmelima

Quel est l’état des lieux du centre de formation professionnelle d’Excellence de Sangmélima depuis son ouverture ?

C’est un  centre adapté à la modernité dans le cadre de la formation professionnelle. Il souffre aujourd’hui d’un sous effectif d’apprenants, ce qui ne tardera pas à s’améliorer. Le Cfpe de Sangmélima  se porte bien malgré les problèmes de démarrage, de construction administrative et même financière. Au Cfpe de Sangmélima, il existe 7 métiers à savoir, la mécanique automobile, le stylisme modélisme, la menuiserie, la soudure, la tuyauterie, la réparation des machines agricoles, la chaudronnerie et la bureautique. Le niveau d’entrée est le baccalauréat ou tout autre diplôme équivalent. Le coût est  300.000 Fcfa pour la bureautique et de 500.000 Fcfa pour les autres métiers industriels. C’est un coût qui n’est pas à la portée de tous mais, un effort sera fait par l’état pour baisser encore  ce coût tout au moins à 50 %. L’effectif actuel est de 57 sur les 210 attendus, le métier le plus couru et la soudure ou le chaudronnier  suivi de la mécanique. Il est question de poursuivre la vulgarisation, la sensibilisation et l’information pour atteindre la cible qui est le gros de l’effectif. Il faut aller maintenant  vers du porte à porte en vue de  porter notre message aux autres pour que le centre puisse atteindre ses prévisions de fonctionnalité. Car, à ce jour, vous ne saurez être  un employé sans avoir une formation, on peut la faire à la carte ou par apprentissage. Ainsi, nous invitons toute la jeunesse à s’intéresser à la formation professionnelle, seule gage de réussite.

 


Propos recueillis par

Jacques Pierre SEH

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