L’étude, qui porte sur un échantillon de 1269 entreprises sur les 28.872 répertoriées, pour une représentativité dans les branches se situant au-dessus de 80% pour le chiffre d’affaires et l’emploi, indique que la performance des entreprises du pays, en termes de chiffre d’affaires, a été obérée par les activités de « raffinage du pétrole et cokéfaction » (-12,8%, après -28,1% en 2015).
Sont également concernées, les « activités financières et d’assurance » (-17,6%), et de « fabrication des produits métallurgiques de base et d’ouvrages en métaux » (-11,9%), qui sont les trois branches dont le poids dans le chiffre d’affaires global est respectivement de 5,3%, 9,8% et 2,7%.
La valeur ajoutée aux coûts des facteurs, prenant en compte les subventions nettes des impôts et taxes, a décru proportionnellement au chiffre d’affaires, sa variation par rapport à 2015 ressortant à -4,2%.
En 2016, le taux de valeur ajoutée, qui rapporte la valeur ajoutée au chiffre d’affaires, ressort pour sa part à 21,01%, demeurant quasiment stable par rapport à 2015 (21,04%).
Le résultat net, qui est la différence constatée en fin d’exercice entre l’ensemble des produits et l’ensemble des charges, est positif mais en forte chute (-3,8%) par rapport à 2015. De même, la marge bénéficiaire, qui rapporte le résultat net au chiffre d’affaires, est demeurée stable (1,1%).
Les emplois permanents ont, en 2016, enregistré une légère baisse de -1,8% en 2016, année où 5 branches d’activités se sont réparties 51% des effectifs, la contribution de chacune des 33 autres branches pointant en dessous de 6,0%.
Dans ce cadre, la productivité par tête, mesurée par le ratio est ressortie à 9,5 millions FCFA contre 9,7 millions FCFA en 2015, le rendement apparent du travail s’étant quant à lui dégradé entre 2015 (2,2%) et 2016 (2,0%).
Selon le rapport de l’INS, le rendement économique s’est situé à 5,5% dans 19 des 37 entreprises camerounaises, contre 7,9% en 2015, alors que la rentabilité des ressources stables diminuait de -3 points en 2016 contre 22,0% en 2013.
Le document rapporte également un «effondrement historique de la rentabilité financière», qui s’est poursuivi en 2016 à 3,3%, toutes branches confondues, alors que les niveaux se situaient entre 14% et 17% sur la période 2006-2012.
Cette situation peut s’expliquer, d’après l’INS, par la détérioration à partir de 2013 des résultats nets de certains fleurons de l’économie nationale, ainsi que la baisse des transferts budgétaires nets de l’État consécutivement à une amélioration significative du recouvrement de l’impôt.
Félix Cyriaque Ebolé Bola
Selon en rapport, en 2016, le chiffre d?affaires des entreprises camerounaises a chuté
Le chiffre d?affaires total des entreprises camerounaises a chuté de -4,1% en 2016, d?après la 16ème édition de l?Étude économique et financière des entreprises, présentée mardi par l?Institut national de la statistique (INS) relate APA.