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Affaire Kamto contre Messanga, Pour un retrait de la plainte

Dans plusieurs posts et déclarations dans les médias, et dans la mouvance de « la diabolisation » en cours du MRC et son président, M.MESSANGA NYAMDING a dit détenir une vidéo compromettante qui montre le professeur Kamto en plein ébats homosexuel avec un jeune garçon encore « en vie ».

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Outré et courroucé, la pilule, bien que visiblement en opération commandée, n’a pas été avalée par l’offensé, ce qui l’a amené à saisir le TPI de Yaoundé, centre administratif en date du 04 octobre 2019 à l’effet, comme le fit légitimement en son temps, un certain ministre du Gouvernement actuel contre un magnat d’une certaine presse camerounaise, de laver son honneur bafoué.




En effet, M. Kamto, ne pouvait faire autrement. Accusé et acculé par le camp d’en face d’être à la tête d’un parti d’abord Baham, puis de « tontinards », allusion faite à l’ethnie bamiléké, ce qu’il réfute à cor et à cri sans vraiment réussir à taire cette contre-vérité avec le même bonheur comme il le fît lorsqu’il fût soupçonné d’avoir distrait 14 milliards (un peu gros quand même) pour la rédaction des codes relatifs à la privation des libertés au Cameroun, il se devait de laver cet autre affront de manière exemplaire.




Passé les méandres de la procédure, les parties ont été appelées à comparaitre le 08 janvier 2019. Mais, seul le plaignant était représenté ce jour-là, M. Messanga s’étant fait invisible. Ce qui, aux yeux des observateurs, à l’instar de la coqueluche du MRC, Wilfrid Ekanga, était un aveu de culpabilité pour celui-là qui déclarait être prêt à présenter la vidéo dès la toute première audience.




Aujourd’hui que les choses s’emballent avec l’interpellation du professeur Kamto, l’on pourrait se demander s’il n’est pas temps pour M. Kamto et le MRC de laisser tomber toutes autres actions, question de se concentrer sur l’essentiel, à savoir leur libération et éventuellement, leur retour au combat politique.




Oui, le 26 février prochain, jour du renvoi de ladite procédure, le professeur Kamto qui sera très certainement déjà fixé sur son sort, devrait pouvoir demander l’arrêt des poursuites et le juge compétent n’aura alors qu’à lui donner mainlevée. Ce serait sa manière à lui de décrisper l’atmosphère, comme il l’a fait en annulant les marches prévues les 2 et 09 février 2019. Il entrera alors de plein fouet dans la sphère des grands hommes, ceux-là qui savent souffrir en silence, pardonner, mais ne pas oublier…car, comme le précisait déjà Hazrat Ali, « le pardon couronne la grandeur ». Or, « s’abstenir de punir, Gandhi, n’est pardon que quand il existe le pouvoir de punir ».

 


PAR EMMANUEL MIMBÈ.

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