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SUD,Ebolowa attend toujours son ch?teau d?eau

La région a été en marge de la célébration de la journée mondiale de l?eau pour l?édition de 2018.

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 Pas un seul message à cet effet à  l’intention des populations qui continuent  souffrir de l’indisponibilité de ce précieux liquide dans la cité capitale. Une situation qui perdure depuis plusieurs années et qui a poussée, le 09 février 2016 Félix Nguelé Nguelé juste après sa prise de fonction de gouverneur de la région du Sud et son état-major à  s’enquérir de la situation sur les installations de la société distributrice de l’eau à Ebolowa.




Deux années plus tard, rien ne s’est amélioré en termes de fourniture ni qualité ni en quantité  d’eau aux populations.  Les différents chantiers y relatifs,  lancés à coup médiatique sont à ce jour en arrêt. Les populations se battent comme elles peuvent en vue de trouver de l’eau pour les besoins de la famille.



A Ebolowa, il est difficile de recevoir de l’eau en continue dans les ménages  pendant deux jours successifs.  Pire encore, dans certains quartiers c’est le sevrage au précieux liquide depuis plusieurs mois. Pourtant, la ville est encerclée par plusieurs rivières aux débits  importants, qui pourraient servir de source de ravitaillement. L’imagerie populaire se questionne,  qu’est ce qui fait problème pour que l’eau potable ne soit pas la chose la mieux partagée pour les citoyens de cette  ville. La société distributrice de l’eau actuelle, ayant aussi hérité des acquis des autres sociétés antérieures doit seulement se projeter dans l’avenir pour envisager un véritable plan d’urgence de ravitaillement de la ville en eau potable.




Pourtant le fleuve Mvila qui est capté se situe seulement à une dizaine de kilomètres du centre urbain, c’est là également qu’est installée la station de  pompage  en vue du refoulement de l’eau dans la réserve. Sauf que le pompage continu d’eau est lié à la présence permanente du courant électrique, ce dernier étant très irrégulier  crée alors la rareté d’eau dans les ménages. Et aucun groupe électrogène n’est fonctionnel de ce côté. En plus, la ville est presque l’une des rares villes au monde qui ne dispose pas de château d’eau. Le dispositif actuel date de l’époque, et qui fonctionne seulement  avec le principe du vase communiquant. Et un dispositif  désuète,  la station ne dispose pas une source d’énergie électrique  autonome, le petit réservoir  qui servait  de réserve d’eau aux colons est dépassé par les besoins croissants en eau d’une population sans cesse grandissante.   Cette situation est plus stressante dans  les habitations modernes avec des douches et latrines internes, bienvenue alors aux bousculades dans les rivières, les marigots  et autres sources de ravitaillement. Les plus nantis s’offrent leurs propres forages, d’autres pour un but commercial. Une situation stressante qui pousse  la communauté Salésienne d’Ebolowa à  ouvrir leurs portes  aux populations pour se ravitailler en eau chaque jour à  une heure précise. Pourtant, ceci aurait pu être autrement car, le groupe de la banque africaine de développement (Bad) à travers le projet d’alimentation en eau potable et assainissement (Paepa- Mru) a financé l’extension de l’alimentation en eau potable de la ville d’Ebolowa, qui se matérialise  par la construction d’un château d’eau de grande capacité  au somment du mont Ebolowo’o.   Une action salutaire qui sera aux dires des responsables du projet répliquée dans  les villes de Sangmélima et Kribi.




 Le non respect des délais auquel s’ajoutent les difficiles phases de décaissement des décomptes plombent  alors la réalisation de cet ouvrage sur le terrain, qui aujourd’hui est en arrêt. Entre temps, la population a soif et cherche l’eau à tous les lieux ouvrant ainsi une porte aux maladies hydriques qui entrainent de lourdes charges aux familles. Ce que confirme Agnès Mbarga, cette jeune mère qui se bat à trouver de l’eau minérale pour son nourrisson, n’étant pas sûr de la qualité de l’eau de conduite. L’accès à l’eau potable tel que vise l’un des objectifs du millénaire pour le développement (Omd) a encore un long chemin tout au moins dans la ville d’Ebolowa. En attendant,  il faut noter que l’assemblée générale des nations unies proclamait la journée mondiale de l’eau, comme un moment de sensibilisation du plus grand nombre à la préservation des ressources en eau, un bien fondamental au cœur de tous les enjeux. Au niveau local, le ministère en charge de l’énergie et de l’eau n’y a pas pensé car, englouti dans l’actualité au sommet de ce ministère.



Jacques Pierre SEH

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