M. Bernard Houdin, représentant de M. Koné Katinan, représentant et porte-parole du président Gbagbo, a proposé à M. Jean-Hilaire Yapi, alors président du Congrès Ivoirien du Canada (CIC), de devenir son représentant au Canada.
M. Jean Hilaire, selon ses propres dires, aurait promis à M. Houdin, ancien conseiller spécial du Président Laurent Gbagbo, d’en discuter avec son Bureau. Lors de cette réunion, d’autres membres du Bureau et moi-même avions exposé le danger d’accepter une telle offre car l’autonomie, voire la mission même du CIC, pourrait être menacée. M. Jean-Hilaire Yapi a tenté de faire un passage en force mais en vain. Deux blocs se sont alors dégagés.
Nous avons opposé au bloc de M. Jean Hilaire Yapi des arguments solides ainsi qu’un ancien
communiqué de M. Bernard Houdin qui était à notre sens une mise sous tutelle de toutes les associations actives sur le terrain. Lors de son passage à Montréal, M. Houdin a même affirmé qu’il ne voyait pas l’importance des manifestations. Cependant, pour laisser une ouverture à la discussion, vu que deux blocs rigides s’étaient formés (un contre et l’autre pour), nous avons demandé à M. Jean Hilaire Yapi de dire à M. Bernard Houdin de formuler ses motivations par écrit et de nous expliquer la quintessence de son communiqué que tous, à cette réunion, avions trouvé dangereux pour les activités de terrain. Aussi, le Bureau a-t-il décidé, comme l’ont demandé de nombreux membres, de rédiger deux interpellations afin que la convivialité reviennent entre les patriotes de tous bords qui luttent pour la même cause. C’était donc
une invitation à la cohésion qui était souhaitée. Une lettre devait être adressée à M. Alain Toussaint, conseiller du président Gbagbo, et l’autre à M. Koné Katinan, ancien ministre, vu leurs positions privilégiées dans la lutte. Nous, pensions que M. Houdin pourrait être le problème car manipulant à souhait tout le monde, y compris le porte-parole du président. Il a donc été décidé de tout faire pour joindre M. Katinan afin de lui demander de mettre plus de calme et de diplomatie dans ses interventions et d’aplanir les dissensions avec les organisations patriotiques et les leaders de la résistance en Europe, en particulier les divergences avec M. Alain Toussaint dans l’intérêt de la lutte.
Au lieu de cela (lettre d’interpellation, demande d’éclaircissement par écrit à M. Houdin,), M. Jean-Hilaire s’est contenté de parler à M. Katinan après que M. Houdin l’ait mis en rapport avec l’ancien ministre.
Pourtant, M. Houdin avait jusque-là toujours empêché le contact avec M. Katinan à défaut de nous donner son numéro.
Le compte rendu de la conversation téléphonique de Jean-Hilaire Yapi avec M. Koné Katinan tient à ce point : « J’ai parlé à Katinan. Il m’a convaincu. Il faut que nous acceptions la représentation de Houdin au sein du Bureau ». Évidemment, nous lui avons opposé une fin de non recevoir en ce sens que non seulement les différentes recommandations de la réunion n’ont pas été suivies mais aussi les arguments en défaveurs de cette représentation n’avaient jamais été démontés valablement.
Nous avons donc sollicité un débat d’idée au cours d’une nouvelle réunion pour prendre une décision définitive consensuelle. Avant cette deuxième réunion sollicitée par nous et qui s’est tenue le vendredi o6 janvier 2012 au domicile de Mr Paul Angoua, les échanges de mails entre les membres du Bureau ont été très houleux. Malheureusement, certains partisans de M. Jean-Hilaire Yapi, pour discréditer nos arguments car n’ayant rien à leur opposer, ont tenté de faire croire qu’il s’agissait d’un choix à faire entre M. Alain Toussaint et M. Bernard Houdin. Or, nous leur disions que le fond du débat n’était pas de cet ordre.
Pour nous il s’agissait simplement de savoir si notre structure devait devenir une représentation pure et simple du porte parolat du président Laurent Gbagbo. Nous ne refusions pas de travailler en synergie avec le représentant officiel du président mais il était hors de question de placer notre structure sous tutelle.
Nous avons été traités de tous les noms. On nous a même dit que notre refus signifiait une opposition systématique au président Gbagbo. Ainsi, des gens que nous avions convaincu de voter pour Gbagbo au deuxième tour de l’élection présidentielle devenaient plus gbagboistes, plus patriotes que nous. Quand d’autres, dont nous taisons les noms pour le moment, disaient qu’il fallait féliciter nos adversaires d’alors s’ils avaient gagné. Mieux, il ne fallait pas faire trop de bruit. Et tout cela pendant que leur champion (le président Gbagbo) clamait, preuves à l’appui, qu’il était le vrai vainqueur du scrutin.
Nous avons proposé que celui ou celle qui était intéressé(e) dans le Bureau pour être le ou la porte-parole de M. Houdin pouvait appartenir au CIC, mais devrait démissionner du Bureau afin d’éviter une confusion de rôle et de genre. C’était une proposition médiane, acceptée par certains proches de M. Jean-Hilaire Yapi avant même la réunion.
À la réunion, M. Jean-Hilaire Yapi est venu avec des individus qu’il a décidé seul d’inclure comme nouveaux membres du Bureau, utilisés comme bétail électoral, afin de passer à un vote qui trancherait la question, selon lui. Il a même produit un organigramme du Bureau dans lequel ne figuraient pas les membres actifs du bureau. Le secrétaire de la structure de connivence avec M. Jean-Hilaire Yapi a même « oublié », d’après lui, d’inviter son propre frère, membre du Bureau, mais qui ne partageait pas leur conviction. Tout cela dans l’intention de faire un passage en force par voie de « vote ».
Nous avons dit qu’il ne pouvait être question de vote car aucun texte n’indiquait une voie à suivre en la matière. Il fallait donc un consensus. M. Jean Hilaire Yapi, sentant la difficulté car ayant donné sans concertation son accord à M. Bernard Houdin, a alors déclaré : « Comme vous ne voulez pas que le représentant du porte-parole du président Gbagbo soit membre du Bureau, moi j’accepte la représentation et je démissionne du Bureau ».
Un membre du bureau lui a répondu : « Nous prenons acte de ta décision, le vice-Président assure l’intérim de la présidence et gère les affaires courantes ». J‘ai moi-même déclaré que je prenais acte de la décision de M. Jean-Hilaire Yapi et ajouté qu’une réunion devra être organisée pour désigner le nouveau président. M. Jean-Hilaire Yapi, se rendant compte que sa démission n’était pas entrain de créer un tsunami, fait aussitôt volteface et décide de procéder à un vote. Ce que nous avons refusé pour les raisons évoquées plus haut.
Il s’en est suivi des échanges verbaux violents. J’ai décidé de ne pas participer à cette mascarade et ai immédiatement quitté la réunion avec un autre membre du Bureau tout en n’oubliant pas de mentionner que pour nous M. Jean-Hilaire Yapi était démissionnaire et que toute décision issue d’un quelconque vote serait nulle et de nul effet.
Deux membres du Bureau, parmi ceux qui partageaient la même vision que nous, sont restés sur place pour avoir un oeil sur les agissements de M. Jean-Hilaire Yapi et ses partisans. Finalement, ceux-ci nous ont rapporté, avec certains membres partisans du président démissionnaire, notre proposition a été finalement retenue. En clair, la personne qui accepterait de représenter M. Bernard Houdin devrait démissionner du Bureau. Ainsi, de façon volontaire, M. Paul Angoua a choisi de représenter M. Houdin et de quitter le Bureau du CIC.
Le lendemain, alors que l’on attendait un mail officiel de M. Paul Angoua informant tous les membres du CIC de sa démission, M. Jean-Hilaire Yapi, le président démissionnaire, pond un communiqué dans lequel il entretient encore un flou terrible en ce sens qu’il y indique qu’en réponse à la demande du porte-parolat du président Gbagbo, M. Paul Angoua à été nommé représentant de M. Houdin par le CIC… à l’issue de la réunion du Bureau.
M. Jean-Hilaire Yapi aurait pu préciser dans son communiqué, même s’il n’avait plus la qualité pour le faire, que le Bureau du CIC avait rejeté la proposition de M. Houdin et que M. Paul Angoua, qui s’était porté volontaire, a démissionné. Il revenait ensuite à M. Houdin de produire son communiqué de nomination. Ce n’est donc pas le CIC qui a nommé M. Paul Angoua.
Pis, à la fin de la réunion, après le départ de certains membres du Bureau qui étaient restés après nous notre départ, M. Jean-Hilaire Yapi, avec quelques acolytes, décide d’effacer du groupe mail du CIC mon nom, mon e-mail ainsi que ceux d’autres personnes sous le prétexte que nous avions menacé en partant d’informer les membres du CIC de la forfaiture en cours. Il n’avait ni le droit ni la qualité pour prendre cette décision à l’endroit du vice-président que je suis ainsi qu’à l’endroit d’autres membres. Je n’ai pas démissionné du bureau alors que lui venait de le faire C’est par l’entremise donc de transfert de mail et d’informations verbales que nous apprenions qu’une réunion du Bureau du CIC, auquel j’appartiens toujours, a eu lieu le samedi 14 janvier 2012 sans que je n’en sois informé.
À cette réunion, dont nous avons eu la confirmation, il était question d’organiser la venue à Montréal de M. Alain Toussaint pour une conférence-débat suivie de la présentation du livre de notre cher Blé Goudé.
Une conférence via Skype a même eu lieu avec le concerné pour la planification. Nous disons que c’est de l’hypocrisie pure en ce sens que ces individus sont ceux-la mêmes qui ont ramené notre débat de fond au choix entre M. Alain Toussaint et M. Bernard Houdin. Ils ont fait planer de grandes suspicions sur M. Alain Toussaint ici au Canada.
M. Paul Angoua, nouveau représentant du porte-parole, est la première personne à avoir été en contact avec M. Alain Toussaint. Mais il n’a pas eu le courage ni l’honnêteté de l’informer de sa nouvelle position et de la situation dans laquelle se trouve le CIC.
Chers patriotes Ivoiriens et Africains du Canada et d’ailleurs, nous venons donc vous informer de ce que M. Jean-Hilaire Yapi n’est plus président du CIC, conformément à sa parole de démission qu’il refuse toujours d’assumer. Il a choisi lui-même, avec d’autres, de s’écarter de la mission que nous nous sommes fixée au début de ce combat politique que nous ont imposé les forces du mal. Si toutefois une communication quelconque tentait de déformer les faits, nous serions obligés de communiquer la compilation de mails issue des échanges entre les membre du Bureau afin que la vérité triomphe car dans cette affaire M. Jean-Hilaire Yapi essaie d’entretenir le flou. À la lecture des mails, chacun pourra se faire une opinion claire des intérêts personnels qui guident les uns et les autres dans cette lutte ardue. Nous vous demandons de ne pas vous laisser abuser par ces pratiques qui n’honorent pas leurs auteurs.
Nous demandons à toutes les structures qui ont toujours travaillé en bonne intelligence avec le CIC de sursoir à toute collaboration avec la structure actuelle dirigée par M. Jean-Hilaire Yapi et qui n’est pas le CIC (il pourra lui donner un autre nom). L’injustice, l’ingratitude, la dictature et l’hypocrisie ne doivent pas être des vertus à cultiver au sein d’une communauté combattante. C’est pourquoi, nous dénonçons et condamnons de tels agissements avec la dernière énergie.
Nous demandons finalement à M. Koné Katinan, porte-parole du président Gbagbo, que nous le reconnaissons comme tel, mais qu’il mette de l’ordre autour de lui car certains de ces collaborateurs sont sur la voie de faire échouer sa mission.
J’ai reçu, il y a une semaine, la plateforme du CPAD (Comité de pilotage des actions de la diaspora) sur laquelle nous sommes entrain de travailler pour une symbiose de toutes les activités de la diaspora.
Dans la Lutte saine et la vigilance, nous irons jusqu’au bout !
Fait à Montréal, le 18 Janvier 2012
Le vice-président du Congrès Ivoirien du Canada (CIC)
M. Daniel Yapi