Une chose est cependant sûre, Rémy Ze Meka est dans la capitale française depuis lors. Des sources soutiennent que l\'ancien Mindef a contacté la semaine dernière l\'office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) dans le cadre de l\'ouverture de son dossier relatif à la demande d\'asile politique.
Et la procédure ?
La procédure de demande d\'asile politique étant discrete, la cellule qui s\'occupe des dossiers du Cameroun à l\'Ofpra s\'est refusée de tout commentaire. Maurice T, citoyen camerounais, convoqué à l\'Ofpra vendredi dernier dans le cadre de sa procédure dit avoir rencontré l\'ancien Mindef dans l\'un des grands couloirs de cette institution parisienne.
Plusieurs autres sources confirment la présence de Remy Ze Meka à l\'Ofpra. Il se pourrait que son visa d\'entrée sur le territoire Schengen expirera le 18 novembre prochain. Sur le plan administratif il se serait inscrit à la préfecture de Bobigny qui doit statuer sur ses conditions de séjour en France pendant l\'étude de sa demande d\'asile ( au cas où ) et l\'OFPRA qui étudiera les motifs de sa demande. De là à conclure que sa présence à l\'Ofpra n\'est pas un acte isolé
Les raisons de son départ du Cameroun
L’ancien ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Rémy Ze Meka a été convoqué le lundi 26 avril 2010 par le juge d’instruction près le tribunal de grande instance du Mfoundi, M. Batoum. S’il ne fut pas entendu, il sera orienté dès le lendemain 27 avril vers la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre) où il aura subi au cours des jours qui suivaient, une série d’auditions à la Dgre qui a des missions de haute sécurité du pays, qui n’ont rien avoir avec les problèmes liés à la police judiciaire.
D\'après certaines sources toujours bien renseignées du sérail, il est reproché à l’ex Mindef, une transaction financière de plus de 20 milliards de Francs Fcfa en rapport avec le projet d’acquisition d’un hélicoptère. Un marché attribué au Français Farjon. Un dossier visiblement délicat donc qui aura mis en lumière des préoccupations relatives à la défense des intérêts de l’Etat.
Mais une affaire autour de laquelle on parle également de «surfacturation» et d’obsolescence des appareils acquis ou visés. On notera que les acteurs gouvernementaux et certains démembrements de l’Etat qui ont pressenti ou découvert que cette opération était ruineuse pour le Cameroun, auront longtemps excipé les exigences de gouvernance. Même si par ailleurs, l’un des avocats de l’ex Mindef, Me Anatole Atangana Ayissi a, à un moment dans un souci de lever un coin de voile, indiqué que son client répondait aux convocations du juge, pour éclairer sa lanterne sur affaire de détournement de deniers publics impliquant son ancien secrétaire particulier, la version des malversations financières autour d’une opération d’achat d’hélicoptère est restée intacte. C’est donc en rapport avec ce sujet et les auditions ouvertes, que les administrations en charge dudit dossier disent leur exaspération. Avec tous ces faits,Ze Meka pourrait ne pas revenir au Cameroun et par conséquent solliciter le statut de réfugié politique en territoire français, premier territoire dans lequel il a posé sa valise en provenance du Cameroun.
NB: Certains intertitres sont de la rédaction de Camer.be
© Correspondance : Micheline Messi
France- Cameroun: Rémy Ze Meka, Candidat réfugié politique en France ?
Ze Meka:Camer.beParti du Cameroun le 18 septembre dernier, l?ancien Mindef a posé ses valises à Paris. Si d?aucuns avaient pensé à un exil à la manière de Dieudonné Ambassa Zang sur qui pèse de nombreux préjugés et présupposés, dans certains cadres, on estime que l?ancien ministre de la Défense avait requis l?autorisation discrète des plus hautes autorités de l?Etat proches à lui pour quitter le Cameroun, ce , devant les quatre postes de contrôle de police de l\'aéroport international de Nsimaleng.