Publicité

Cameroun - Médecine: 800 places, et des milliers de candidats - Le concours national d'aptitude à la formation médicale est lancé

Médecin dans sept ans: le rêve est possible pour les bacheliers de la cuvée 2004, titulaires des Bac D et C, ainsi qu'au GCE Advanced level.

Publicité

Médecin dans sept ans: le rêve est possible pour les bacheliers de la cuvée 2004, titulaires des Bac D et C, ainsi qu'au GCE Advanced level.



Institué l'an passé, le deuxième concours national d’aptitude à la formation médicale est lancé, pour le compte de l'année académique 2014-2015. Les candidats ont jusqu'au 12 septembre pour déposer leurs dossiers dans les dix centres ouverts à cet effet à travers le pays. Au Cameroun, six institutions sont habilitées à former des médecins, des pharmaciens ou des chirurgiens-dentistes.



Signé du ministre Jacques Fame Ndongo, un décret du 8 août dernier répartit les 800 places ouvertes au concours par établissement. La Faculté de médecine et des sciences biomédicales (FMSB) de Yaoundé se taille la part du lion:

230 places. Une prime à l'ancienneté, sans doute. 160 places sont réservées à la Fac de médecine et des sciences pharmaceutiques (FMSP) de Douala, 80 à la Faculty of Health sciences de Buéa, et 60 à la Faculty of Health sciences de Bamenda.



Dans le privé, l'Institut supérieur des technologies médicales (ISTM) de Nkolondom, se contente de 50 places. Quant à l'UDM, plus précisément à l'Institut supérieur des sciences de la santé (ISSS) de Banganté, elle talonne de près la FMSB, avec une dotation de 80 places en médecine, 65 en pharmacie et 75 en chirurgie dentaire. Une prime au sérieux de ses promoteurs, à la qualité de la formation et au fort taux d'employabilité de ses diplômés. A titre d'illustration, 154 des 300 médecins recrutés par la Fonction publique à l'issue du concours direct des 23 et 24 novembre 2013 sont issus de l'Université des Montagnes. Pareil pour 12 des 20 pharmaciens déclarés admis à ce même concours.





Numerus clausus



L'institution d'un concours national d'aptitude à la formation médicale répond à une demande de l'Ordre national des médecins, tout comme du ministre Fame Ndongo de l'Enseignement supérieur. Ce dernier, on s'en souvient avait ordonné, il y a deux ans, une évaluation de tous les établissements de formation médicale. Fort rigoureusement menée par le Pr Sosso, l'enquête avait, dans ses conclusions, classé l'ISSS de Banganté en tête. Seuls deux établissements privés, dont l'ISTM de Nkolondom, avaient reçu le label qualité pour la formation dispensée.



En rappel, en 2010, le Cameroun comptait 30 000 personnels de santé, secteurs privé et public confondus. Dont 752 spécialistes, 90 chirurgiens-dentistes, 72 pharmaciens et 1350 médecins généralistes. Comparé aux besoins d'un pays de plus de 20 millions d'habitants, ces effectifs restent faibles. D'où l'urgence de revoir à la hausse le numerus clausus qui fixe à 800 le nombre de sièges ouverts l'année prochaine dans les instituts et facultés de formation de médecins, de pharmaciens et de chirurgiens-dentistes.



En Tunisie, pour citer l'exemple d'un pays de 11 millions d'habitants, 1000 étudiants sont admis chaque année dans les filières médicales, et 3500 en Algérie, pays de 35 millions d'habitants.

Publicité