Ce constat a été établi jeudi à Douala, la métropole économique, au terme de la 5ème session du Cameroon Business Forum (CBF) regroupant les autorités publiques et les milieux d'affaires.
Ainsi, apprend-on, sur les 49 recommandations arrêtées en 2013 et couvrant 13 chantiers, dont 25 étaient nouvelles et 20 objet de reconduction, l'exécution de 20 de ces engagements est effective, 17 sont en cours de mise en œuvre, 8 ayant été requalifiées ou annulées et 4 demeurant lettre morte.
Analysant la situation, les représentants de la Société financière internationale (SFI) à ces assises ont pointé du doigt un fléchissement de l'élan réformateur engagé l'année dernière, qui a valu au pays une dégringolade de 7 places au dernier classement mondial ‘'Doing Business'' de la Banque mondiale sur le climat des affaires.
Ils ont préconisé le renforcement institutionnel du CBF afin de permettre à la plateforme de catalyser davantage les réformes en faveur de l'amélioration dudit climat.
La SFI souhaite aussi l'adoption urgente d'un train de mesures pouvant permettre des résultats rapides et destinées à améliorer le classement du Cameroun au ‘'Doing Business''.
L'année dernière, le Groupement inter patronal du Cameroun (GICAM), principal interlocuteur du gouvernement, avait qualifié de ‘'sanction logique'' la chute du Cameroun au classement ‘'Doing Business''.
Il s'était dit ‘'préoccupé par cette non évolution qui sanctionne les difficultés de notre système à impulser des réformes dans les délais et les formes souhaités''.
Le patronat constatait le défaut de dialogue secteurs public-privé, inauguré en début 2012 et censé matérialiser la nouvelle détermination des acteurs à œuvrer à l'amélioration de l'environnement des affaires, à travers une collaboration plus dense et plus fertile, et en dépit du soutien technique et financier apporté par l'International Finance Corporation (IFC), la plupart des résolutions restaient en cours ou pas du tout engagées, certaines connaissant des blocages importants et parfois inexpliqués dans leur mise en œuvre.
Pour espérer améliorer son classement en matière de climat des affaires, le GICAM avait alors invité les autorités locales à procéder à une remise en cause et au renforcement des cadres de suivi et d'évaluation des réformes.
Il appelait également à une meilleure implication des acteurs non étatiques (déjà représentés au sein des organes de pilotage) dans les travaux techniques.
Faiblesse du rythme des réformes économiques au Cameroun
APA-Yaoundé (Cameroun) - Le rythme de mise en ?uvre des réformes économiques prévues dans le cadre du dialogue secteurs public-privé s?avère ?èrelativement faible?? au Cameroun, selon un constat dressé par la plateforme d?échanges entre les deux parties.