L'info en continu

Sociéte | Sport | Culture | Opinion | Radio-TV

ACCUEIL - Société

Cameroun - Agriculture . Cameroon Commodities Exchange : première bourse des matières premières d’Afrique francophone

(Agence Ecofin) - Le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, et le directeur exécutif de l’Organisation internationale du cacao (ICCO), Jean Marc Anga, ont procédé le 17 février 2014 à Yaoundé, à la signature d’un protocole d’accord pour le financement de l’étude de faisabilité, en vue de la création d’une bourse des matières premières agricoles au Cameroun.



Selon l’accord conclu entre l’ICCO et le gouvernement camerounais, ce projet qui est une «grande première en Afrique francophone», selon le Ministre Mbarga Atangana, coûtera 50 millions de francs Cfa pour une durée de six mois. L’étude a été confiée au cabinet Eleni LLC, qui a déjà mis en place la bourse des matières premières d’Addis Abeba en Ethiopie, présentée comme la «référence en la matière», selon le ministre camerounais du Commerce, avec des «transactions qui ont couvert 608 000 tonnes en 2011-2012, et un montant des transactions passé de 12 milliards en 2008 à 750 milliards de francs Cfa en 2011».

Le Cameroon Commodities Exchange dont l’étude de faisabilité vient d’être lancée, apprend-on, va permettre de «moderniser la commercialisation des matières premières agricoles à travers la transparence du marché et du prix, ainsi que la réduction des coûts des transactions», toutes choses concourant à l’amélioration des revenus des producteurs.

En effet, a rappelé Jean Marc Anga, les systèmes de commercialisation des matières premières dans les quatre premiers pays africains producteurs de cacao (Côte d’Ivoire, Ghana, Nigéria, Cameroun), par exemple, sont «inefficaces et caractérisés par la vente individuelle qui expose les producteurs à la merci des acheteurs sans foi ni loi. La création d’une bourse des matières premières est la voie royale pour lever ces contraintes».

C’est fort de cela que le directeur exécutif de l’ICCO a souhaité que la bourse des matières premières du Cameroun, qui est un «accomplissement de la vision stratégique du gouvernement camerounais», soit opérationnelle «dans un an». Mais pour ce faire, il va d’abord falloir lever de nombreuses contraintes, à la fois institutionnelles et infrastructurelles.

En effet, a indiqué le directeur des opérations du cabinet Eleni LLC le 14 février 2014 à Yaoundé, la création d’une bourse des matières premières est fortement tributaire de l’amélioration des infrastructures routières des zones de production, des systèmes de communication électronique, des systèmes de paiement, de l’approvisionnement en énergie électrique, sans compter l’augmentation de la production et de la qualité des produits.
 

Agence Ecofin Mardi le 18 Février 2014

Sociéte | Sport | Culture | Opinion | Radio-TV

Copyright © 2020 Cameroun24

This page might use cookies if your analytics vendor requires them.