Cameroun - Faits divers. Un taximan meurt menotté sur un lit d'hôpital à Douala

cameroun24.net Jeudi le 30 Juillet 2020 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Dans un voice reçu par la rédaction de cameroun24, une infirmière témoigne.

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Le calvaire de Tchouateun Njia Mitterand, taximan dans la ville de Douala débute au terminus St Michel de Douala, où il avait garé son véhicule pour porter les clients.

Le véhicule étant mal garé, obstruant la chaussée, il sera interpellé par le commissaire du 6e, qui va monter lui réclamer  un pôt de vin selon le témoignage de la famille. Face au refus du Taximan qui hausse le ton, le commissaire va entrer à bord du taxi et demander au taximan de conduire le véhicule vers le commissariat, ce que Miterrand va refuser.

Des militaires passant par là seront appelés au secours par le commissaire vont copieusement tabasser ce taximan visiblement "têtu".

Il sera conduit manu militari au commissariat crachant du sang. Il lui sera demandé de ramasser lui même son sang témoigne l'infirmière.

Sa famille arrivée au commissariat pour s'enquérir de son cas se verra demander une caution de 150 000 Fcfa pourqu'il soit libéré. 100 000 fcfa pour le commissaire Evina et 50 000 fcfa pour ses éléments selon le témoignage de la femme du Taximan.

Elle ajoute qu'ils n'ont pas refusé de payer cette caution, vu l'état de son mari elle a exigé qu'il soit d'abord conduit dans un hôpital pour recevoir les soins appropriés. Le commissaire va refuser et ordonner à ses éléments qu'on le remette en cellule tant que cette somme n'est pas payé.

Dans la nuit, face à la dégradation rapide de l'état de santé du taximan, il sera conduit dans un centre de santé juste à côté et menotté sur un lit. L'infirmière qui témoigne fait savoir qu'elle a dit au policier que son état était déjà grave et qu'il ne pouvait pas être soigné dans un petit centre, qu'il faut le conduire dans un hôpital avec un plateau technique plus relevé comme laquintinie. Les policiers vont refuser et demander qu'on lui donne n'importe quoi mais il restera là.
Dans la nuit elle entendra des cris, en courant au chevet du malade, elle constatera qu'il est mort. C'est avec une immense douleur qu'elle a fermé ses yeux et sa bouche.
Elle demande que justice soit rendu à ce pauvre garçon, sa femme et ses enfants en bas âge.

Pour l'instant, les autorités sont restés muettes. La famille de Mitterand continue de demander justice. Elle pense que la mort naturelle évoquée dans le rapport du médecin chef du CMA est un grossier mensonge et qu'elle devrait aussi être entendue.



Photo : image d'archives d'une scène d'interpellation d'un taximan par un policier à Douala  au Cameroun

Ange Ngo

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