Cameroun - Justice. Maurice Kamto prend acte du retrait des avocats des manifestants du 22 septembre 2020 et annonce une période grave de turbulence

cameroun24.net Jeudi le 09 Septembre 2021 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Le président du MRC assistait cet après midi au siège de son parti à la conférence de presse que donnait les avocats du collectif Sylvain Souop, a constaté cameroun24

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« En remerciant le collectif des avocats au nom de mon parti et en mon nom personnel, je prends acte de sa décision de se retirer de cette procédure. Car personne ne peut leur en vouloir de ne pas accepter de servir de caution à une parodie de justice.

J’espère qu’avec cet acte, à défaut pour cette justice de se ressaisir, les Camerounais comprendront que nous entrons dans une période grave de turbulence.

Et que ce qu’il faut ce n’est pas de croiser les bras et de dire « cela n’arrive qu’aux autres ». C’est d’interpeller à tous les niveaux chacun cette justice-là qui doit rendre ses décisions au nom du peuple camerounais. Nous avons, dit-on, un parlement.

C’est son devoir, parce qu’il est également un pouvoir de par la constitution de 1996, d’interpeller celui des trois pouvoirs qui essaie de phagocyter le pouvoir judiciaire qui est, en quelques sortes, le régulateur, le point d’équilibre entre tous les autres pouvoir dans notre système constitutionnel.C’est le rôle de tous les segments de la société.

La société civile, le commandement traditionnel, les citoyens à tous les niveaux. Car encore une fois, ce qui est en train d’arriver aux militants du MRC peut arriver à n’importe quel citoyen camerounais à tout moment.», a déclaré le professeur Maurice Kamto.

L'opposition camerounaise MRC, CPP, PAP, La société civile Stand Up For Cameroon, AGIR-ACT, NDH, REDDHAC, À NOUS LE CAMEROUN, CHRDA  étaient descendus dans la rue le 22 décembre dernier pour demander le départ du régime en place si leurs conditions ne sont pas satisfaites.

Ils ont été violemment réprimés, certains ont été arrêtés et son leader Maurice Kamto a été placé en résidence surveillée.

Leurs deux conditions principales, à savoir: La fin de la guerre dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, et la révision consensuelle du processus électorale avant l'organisation de toute élection n'ont toujours pas été satisfaite par le gouvernement qui juge leur projet insurrectionnel.

Le président Biya qui a convoqué les collèges électoraux le 7 septembre 2020 pour les élections régionales prévues le 6 décembre 2020, semble toujours être sourd à toutes ces demandes.

Le ministre de l'Administration Territoriale, Paul Atanga Nji avait prévenu d'appliquer toute la rigueur de la loi sur ceux qui vont manifester, a sur sa table les dossiers de ces partis, notamment le MRC menacé de dissolution.

Les réunions et déclarations des opposants au régime de Yaoundé se multiplient au Cameroun, pendant que le régime communique pour justifier la répression. Les deux camps continu d'affuter leurs armes dans ce combat qui est loin d'être achevé.


Ange NGO

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