Cameroun - Cinema. Sortie de la comédie-action SANKARA ET MOI

cameroun24.net Jeudi le 11 Mars 2021 Culture Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Il revient nous hanter à l'occasion du procès de son assassinat. Le film évènement sera projeté dans les salles de Yaoundé et Douala.

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En Afrique, plus la démocratie progresse, plus les idées sankaristes - notamment la souveraineté nationale - reviennent sur le devant de la scène ; et l'homme Thomas Sankara acquiert le statut d'icône africaine, à l'instar d'un Nelson Mandela. Parmi les jeunes, majoritaires sur ce continent, le burkinabè est même davantage populaire que le sud-africain.

Dans ce retour en force, 2021 se révèle décisive : après l'audience de confirmation des charges en janvier,  devrait s'ouvrir bientôt le procès des assassins du président révolutionnaire, tant attendu depuis trente-quatre ans. « Certains ont déjà le sommeil trouble : ils ne dorment que d'un œil, tant le fantôme de Sankara hante leur sommeil », écrit un éditorialiste burkinabè.

Dans ce contexte, Afrique Films – en coproduction avec Canal+ International et Orange Studio – présente Sankara et Moi : une comédie-action grand public dans le registre de son long métrage précédent, Un Président au Maquis, succès de l'année 2017.

Car si l'imminence du procès perturbe des politiciens - et d'abord le président burkinabè déchu Blaise Compaoré -, il questionne aussi « monsieur tout le monde ». A l'instar de Tom, le héros de Sankara et Moi, chaque Africain peut faire son examen de conscience après avoir été ensorcelé pendant des décennies par les sirènes du capitalisme et de l'Occident : « Qu'ai-je fait de Sankara? »
Sankara demeure dans l’esprit de tous - jeunes ou vieux - moins comme un leader politique que comme un modèle humain, dans un continent gangrené par la corruption et soumis à la course au profit. Son intégrité et sa sobriété, son goût de l’effort et son respect de l’autre « ne laissent pas la conscience tranquille », selon la formule utilisée autrefois par François Mitterrand.

D’où l'intrigue de Sankara et Moi : un cadre supérieur ouest-africain d’une compagnie minière multinationale se trouve confronté à l’idéal de sa jeunesse sous la forme d’un reflet compromettant car coiffé d’un béret rouge. Comment se regarder dans le miroir, à cinquante ans ans, quand on repense à ses dix-sept ans ? Sankara, tel Guevara, n'est-il plus qu'une impression sur un tee-shirt ?
Comme celle d'Un Président au Maquis, l’histoire de Sankara et Moi se déroule dans un pays fictif, la République d’Afrique de l’Ouest, qui pourrait être aussi bien le Burkina Faso ou la Côte d’Ivoire, le Mali ou le Sénégal. Parce que Thomas Sankara n’appartient pas au Burkina Faso, mais à l’Afrique : on le surnomme d’ailleurs « l’étoile de l’Afrique ».

A propos d'Un Président au Maquis, le quotidien Le Monde a écrit : « Le scénario est burlesque, mais cette politique fiction à l'accent ouest-africain pose une vraie question : les dirigeants ne gouverneraient-ils pas mieux en étant plus proches du peuple ? » Pour Sankara et Moi, nous aimerions une analyse analogue, avec cette « vraie question : avant le procès des assassins de Sankara, les habitants de la sous-région sont-ils hantés par son fantôme ? »                
 

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