Affaire Kamto. Ce que pense l'honorable Jean Michel NINTCHEU de l'ultimatum de Maurice Kamto au régime de Yaoundé

cameroun24.net Mardi le 25 Aout 2020 Pensée du Jour Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Dans une nouvelle sortie ce matin en rapport avec celle du leader du MRC, le patron du SDF dans le Littoral pense que «Quand toutes les voies de négociation consensuelle pour la réforme en profondeur des institutions sont bloquées, l'insurrection populaire est légitime»

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La position du leader du Mrc vient en réalité rejoindre la position du SDF exprimée depuis plus de deux décennies. Le SDF est allé aux élections législatives et municipales parce que le régime de Yaoundé avait donné des assurances que les réfugiés et les déplacés internes allaient revenir dans le NOSO. Pour que le vote se passe avec sérénité et participation massive des électeurs. Cela n'a pas été le cas. Moins de 02% de votants. Il faut que ce soit clair. Plus encore, le régime de Yaoundé est resté autiste et condescendant sur les réformes électorales proposées depuis plus de deux décennies par le SDF. Les conditions posées aujourd'hui par le leader du Mrc viennent rejoindre la position du SDF qui ne doit aucunement cautionner la mascarade en préparation. Il faut boycotter ces élections régionales à venir. Le Rdpc s'apprête à infliger une humiliation sévère et terrible à ceux qui voudraient participer aux régionales, pour les enterrer définitivement dans l'opinion.

Lire aussi : Maurice Kamto veut lancer des manifestations massives pour exiger le départ de Paul Biya


Pour ce qui concerne l'appel à l'insurrection populaire au cas où M. BIYA s'entête à organiser les régionales, le régime de Yaoundé gagnerait à faire sienne cette célèbre citation du Président américain John Fitzgerald Kennedy : "À force de rendre impossibles les évolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes".


Quand toutes les voies de négociation consensuelle pour la réforme en profondeur des institutions sont bloquées, l'insurrection populaire - qui est une autre forme d'expression légitime s'impose. La Constitution ainsi que tous les instruments juridiques internationaux ratifiés par le Cameroun entérinent ce mode d'expression.


Hon Jean Michel NINTCHEU
Député

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