Série: Les 20 pires « serial killers » du 20ème siècle ... Numéro 9: Landru, « le Barbe-Bleue de Gambais »

Série: Les 20 pires « serial killers » du 20ème siècle ... Numéro 9: Landru, « le Barbe-Bleue de Gambais »

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Landru, « le Barbe-Bleue de Gambais »

Lieu de ses crimes : Région parisienne

Nombre de victimes : 11

Modus operandi :
suffocation

Signe particulier :
mobile crapuleux

Né à Paris en 1869, Henri Désiré Landru a un enfant avec sa cousine dès qu’il termine son service militaire. Mais il épouse une autre femme deux ans plus tard, avec laquelle il a 4 enfants. Employé par un escroc, il est sans le sou un temps, avant de se mettre à monter lui-même des arnaques, visant particulièrement de vieilles veuves. Condamné à de la prison, il en sort en 1914, désormais divorcé.À la fois grand séducteur et petit escroc, il se met alors à écumer les petites annonces dans les journaux, se présentant comme veuf et riche. C’est alors la Première Guerre mondiale et de nombreuses veuves tombent alors dans le piège. Landru les invite dans la villa qu’il loue – d’abord à Chantilly, puis à Vernouilly et enfin à Gambais (dans l’actuel département des Yvelines) lorsque les enfants d’une des victimes le recherchent dans sa résidence précédente.

Le procédé est toujours le même : après s’est récupéré la procuration de leur compte bancaire, il les tue et brûle leur dépouille dans son four. Entre 1915 et 1919, il recommence 10 fois et tue aussi le fils de sa première victime. Puisqu’aucun cadavre n’est découvert, la police classe ces victimes comme « disparues ». Il est arrêté le jour de ses 50 ans, le 12 avril 1919, quand la sœur de sa huitième victime, qui ignorait son nom mais connaissait son adresse, parvient à convaincre la police d’enquêter. Landru est d’abord inculpé pour simple détournement de fonds, mais quand les enquêteurs parviennent à faire le lien entre des documents administratifs et nombre de portées disparues, il est enfin accusé de meurtres.Niant tout lors de son procès, il amuse follement le public par ses réparties (« Moi ? J'ai fait disparaître quelqu'un ? Eh bien, ça alors ! Si vous croyez ce que racontent les journaux… », lance-t-il, ou encore « Si les femmes que j'ai connues ont quelque chose à me reprocher, elles n'ont qu'à déposer plainte »). Mais il dessine en 1921 le fourneau dans lequel il a brûlé les cadavres. À l’arrière du papier, il écrit : « Ce n'est pas le mur derrière lequel il se passe quelque chose, mais bien la cuisinière dans laquelle on a brûlé quelque chose. » Cette mention sera interprétée comme une confession. Landru est guillotiné le 25 février 1922, à Versailles. Sa tête coupée, momifiée, est aujourd’hui exhibée dans le Musée de la mort d’Hollywood.