SUD,Lancement de la campagne 2018 de plantation de cacaoyères nouvelles.

Cameroun - Agriculture. SUD,Lancement de la campagne 2018 de plantation de cacaoyères nouvelles.

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L’activité s’est produite le 06 avril dernier au village Ngoa-Ekelé par l’arrondissement de Biwong- Bane pour le compte du diocèse d’Ebolowa et par Ngoazip à Metet une exploitation privée au cours de cette visite du travail dans le département de la Mvila du directeur général de la société de développement du cacao (Sodecao).


Selon Gérôme Nvondo Dg de la Sodecao, environ 87000 plants de cacaoyer seront mis à la disposition du diocèse d’Ebolowa à la demande de l’évêque Philippe Alain Mbarga. Une initiative très encourageante pour le développement de la cacaoculture dans les bassins de production. Il est question de venir encourager  de telles initiatives, et par la même occasion informer aux autres producteurs, promoteurs des plantations nouvelles que c’est déjà le bon moment de planter. Et également, leur dire que comme ils ont préparé les terres, la livraison des plants va se suivre. Malgré la baisse du cours de cacao, pas à céder au découragement pour les planteurs, la baisse étant juste conjoncturelle, il faut planter.

En attendant le retour à la normale, le Dg a invité les planteurs à s’organiser davantage en vue d’une meilleure commercialisation de leurs productions. Une organisation qui devra se faire autour de l’autorité administrative en vue d’une organisation des ventes groupées à travers les marchés périodiques. Car pour lui, les camerounais sont bien mobilisés autour de la cacaoculture toute couche sociale confondue. Ce qui rend directement la production de la semence actuelle très insuffisante par rapport à la demande. Il est question pour le cas présent d’aller vers d’autres techniques pour avoir un matériel végétal en quantité et en qualité, en vue de satisfaire à la demande. Le projet de la bio -fabrique des plants qui est aujourd’hui plus d’actualité,  l’une des techniques les plus innovantes dans le monde reste d’actualité. Une façon d’encourager le développement de la culture comme c’est bien le cas avec le diocèse d’Ebolowa.

Pour Philippe Alain Mbarga évêque du diocèse d’Ebolowa, l’œuvre de l’église est une contribution au développement du côté de l’état. L’engagement du diocèse n’est pas d’abord pour un but lucratif, mais plus pour une dimension pédagogique. Jusque-là, les communautés supportaient les charges des structures de l’église. Il est temps que ces structures deviennent plutôt les moteurs du développement pour les communautés. Aujourd’hui la paroisse d’Enamgal par Ngoa-Ekelé du diocèse d’Ebolowa démarre ce vaste projet avec 10 hectares, une initiative des chrétiens pour le développement de leurs actions, le diocèse ne peut qu’encourager et soutenir ce type de projet. Le mouvement est en train de changer autre fois, ce sont les membres de la communauté qui portaient la vie des structures, aujourd’hui les membres et les groupes permettent que la communauté avance vers le développement. C’est un engagement que la Sodecao a compris, voilà alors une plantation  qui est le témoin de l’amour du travail et de ce qu’il souhaite que nous comprenions que. Car, l’avenir de nos familles c’est au village et non en ville, dans les plantations en non dans les bureaux. Pour Christine Amougou une paroissienne d’Enamgal,   les membres, hommes, femmes et jeunes  sont engagés à relever ce défi. Les espaces sont disponibles, la bonne volonté y est, il ne reste que l’accompagnement de la Sodecao en vue de la mise sur pied d’une pépinière d’une cinquantaine d’hectares. Et pourquoi pas à l’entretien de ces pistes cacaoyères. Doléances que le Dg de la Sodecao, sans une promesse de calendrier rassure aux uns et aux autres de la réaction de la structure qu’il dirige. Il est question que cette œuvre soit alors appuyée pour l’église, le Cameroun et pour les populations.


Jacques Pierre SEH


Réaction
Paul Eto Zambo

paul_Eto_Zambo_cacaoculteur
Planteur de cacao village Metet par  Ngoazip


Qu’est ce qui vous a orienté dans la cacaoculture ?

L’intérêt pour moi est né des revenus que je voyais les parents engranger avec la vente de cacao. On sait que le cacao est non seulement une culture pérenne, mais une culture d’avenir qui a une valeur économique essentielle. C’est le 3 ème poste de recette de l’état, après le pétrole et le bois. Les deux premiers postes  n’étant pas renouvelables, le cacao reste alors l’or vert comme on aime le dire. Ce cacao reste une valeur sûre pour faire accroitre  les revenus non seulement de ceux qui en produisent et surtout améliore la recette globale du pays, dont de la balance commerce. Voilà une motivation essentielle pour qu’un acteur de développement puisse choisir une spéculation comme le cacao. Je me suis dit qu’il y a les terres, on peut démarrer et être appuyé dans ses propres efforts, j’ai décidé d’avancer dans l’activité. C’est un projet d’une cinquantaine d’hectares pour sa première phase,  et qui sera échelonné sur une période de cinq ans. La première phase est donc de 10 hectares que nous lançons la mise en place avec cette campagne. Le cacao sera associé au bananier plantain et aux arbres fruitiers. Un engouement en somme qui permettra d’y aller de manière progressive.
 

Quelles sont les difficultés à ce stade des travaux ?
La première difficulté, c’est la mobilisation de la ressource humaine. La main d’œuvre est rare au village, il faut alors créer un engouement, le travail se faisant avec la main-d’œuvre locale, avec les enfants du village qu’il faut mobiliser pour que le travail avance. L’autre c’est la ressource financière sans laquelle, le développement de l’activité ne pourra pas être fluide. Ainsi, pour ce projet nous attendons un accompagnement technique et financier. Nous avons pris les plants à la Sodecao, nous pensons bénéficier  du suivi, du soutien matériel et surtout avoir les plants de qualité. Nous devrons nous frayer un passage pour que, la culture retrouve ses lettres de noblesse dans le département de la Mvila qui jadis a été un grand bassin de production. En plus de cela, nous pensons nous mettre  dans la transformation, pour à ajouter de la valeur à la qualité de la fève. Nous y attelons déjà, parce qu’il faut vendre avant de produire. Nous envisageons une bonne campagne, les techniciens sont déjà à pied d’œuvre.
 

Propos recueillis par Jacques Pierre SEH
 

Société