SUD,Kyé-ossi- Ebolowa : Les agences de voyage haussent les prix de transport

Cameroun - Transports. SUD,Kyé-ossi- Ebolowa : Les agences de voyage haussent les prix de transport

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Cela parait comme une volonté manifeste à nuire aux paisibles citoyens voyageurs sur l’axe Ebolowa Kyé-ossi via Ambam que les tenanciers des agences de voyages ont décidé d’augmenter les coûts de transport, sans aucune autre forme de procès ni une annonce officielle.

Ce silence suspect des responsables en charge des transports est assimilé à de la complicité par les voyageurs. La volonté étant de mettre les citoyens sur un fait accomplit ceci sans autre forme de mesure, ils consomment la pilule amère déjà depuis quelques semaines. Elle deviendra d’autant plus amère avec la période des vacances qui se pointe à l’horizon avec les mouvements intenses des élèves et autres citoyens pour des raisons de fêtes de fin d’année la sera davantage.


Depuis quelques semaines, les voyageurs paient leurs titres de voyage plus qu’avant dans les agences  qui desservent jusqu’à la zone frontalière. Certaines agences en provenance de la région de l’ouest pour Kyé-ossi, et d’autres d’Ebolowa pour la même ville frontalière. Pourtant, aucune affiche au niveau dans ces agences pour  indiquer que les prix ont changé. Jadis, il fallait débourser 1500 Fcfa pour rallier Kyé-ossi, 1000 Fcfa pour Ambam et depuis quelques semaines, ces tarifs ne sont plus les mêmes. Dorénavant, pour rallier Kyé-ossi à partir d’Ebolowa, il faut bien payer 2000 Fcfa et 1300 pour être à Ambam. Une situation stressante pour les voyageurs qui n’ont plus que leurs yeux pour pleurer, lorsqu’on sait que le pouvoir d’achat des camerounais reste stagnante depuis lors on est en voie de se demander pourquoi ça et maintenant. Amélie Meka s’est pointée ce matin voulant rallier Kyé-ossi pour un rendez-vous dans une agence de transport à Ebolowa, elle sort ses 1500 Fcfa pour obtenir un ticket de voyageur, elle reçoit une réponse, madame c’est 2000 Fcfa déjà. Mais, nulle part dans l’agence ne sont affichés  ces « nouveaux tarifs ». Les voyages dépassés de la situation sont obligés d’accepter avec beaucoup de peines puisqu’ils ont en urgence le voyage. Un signe fort d’une conspiration bien établie entre les agences, et cela se passe très bien, cet arnaque marche bien. Comme cette dame, bien d’autres voyageurs sont tombés sur cette augmentation subite des titres de voyages. En approchant certains responsables d’agences, aucune langue ne s’est déliée pour justifier la situation imposée aux voyageurs. Les indiscrétions puisées autour des agences et auprès de certains employés et autres voyageurs qui vivent cette situation depuis, nous laisse entendre que l’état de la route et les multiples postes de « contrôles » y sont pour beaucoup dans cette hausse.

Pour certains, il faut débourser quelque chose à tous les postes de contrôles que vous ayez les documents du véhicule ou pas, ce qui oblige alors les transporteurs à essayer d’amortir leurs charges. Comme la Tva, c’est le consommateur final qui est ici le voyageur qui en paie les frais renchérie un passager qui a requis l’anonymat. Pour lui,  « la hausse des prix de transport obéit à une législation bien établie qui entre dans les prérogatives des pouvoirs publics à travers une large concertation qui finie par la promulgation des prix officiels par  le ministère en charge du commerce. Dans le cas actuel, cette hausse ne s’appuie sur aucun élément concret, il s’agit là tout simple d’une arnaque en publique orchestrée par des individus véreux. Il est donc urgent que les responsables de ces sectorielles en charge des transports et du commerce tranquillisent les esprits des citoyens. En cette période de vacances prélude des fêtes de fin d’année. Il est question qu’une réflexion soit menée dans l’urgence, en vu de permettre aux citoyens cette libre-circulation dans leur pays. Pour Dénis Belinga délégué régional des transports du Sud, surpris d’entrée de jeu des faits de la hausse des prix de transport et reconnait par la suite avoir entendu cela. Il réussit qu’en même à nous renvoyer auprès de son homologue du commerce où, aucune nouvelle n’existe encore dans ce sens. Néanmoins nous rassure de ses prochaines opérations coup de point dans ces agences pour garantir le respect de la législation en vigueur en pareille circonstance. En attendant, les esprits malins trouvent un corolaire avec le budget récemment voté à l’assemblée nationale et dont  la première conséquence affecterait  le secteur de transport qui est globalisant. En attendant que quelque chose soit faite, il est question de protéger les gagne-petit qui ne pourront pas tenir la hargne des acteurs économiques véreux.   
 

Jacques Pierre SEH

Société