SUD,Hiroshima et Nagasaki commémorés à Ebolowa

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Une initiative des volontaires de la coopération japonaise (Jica) opérant à Ebolowa dans plusieurs secteurs d’activité, de l’éducation à la santé en passant la préservation de l’environnement qui le 06 août dernier ce sont souvenus des destructions causées par la bombe atomique ce 06 août à Hiroshima et 03 jours plus tard à Nagasaki à travers un vernissage assorti d’une projection cinématographique.


L’école publique d’Engalé était choisie à dessein car, ici on peut inculquer une nouvelle façon de penser aux tout-petits. Selon Hirata Moe  volontaire de la coopération japonaise Jica, travaillant au Cameroun auprès des tout-petits des écoles primaires depuis deux années. Elle échange avec ceux qu’elle appelle ses « amis » dans le domaine de l’environnement. Elle sait bien les parler du rôle de l’arbre qui est essentiel dans l’activité de la photosynthèse mais, Hirata Moe est japonaise de Hiroshima. Elle n’était pas née en 1945, à partir de l’histoire de la deuxième  guerre Sino-japonaise sa ville natale était détruite, seuls les survivants en ont fait l’histoire.

Elle et ses compatriotes japonais utilisent l’exemple néfaste de ce mauvais souvenir pour dire non à la guerre. Car, ce 06 août 1945 vers 8 heures 15 minutes, un nuage immense envahit le ciel de Hiroshima et le 09 août plus tard, vers 11 heures 02 minutes à Nagasaki ce fut le même vent de destruction.

Des dommages physiques, blessures dues au rayonnement thermique et au feu, des blessures dues aux radiations. Malgré la reconstitution opérée dans ces deux villes, les conséquences liées à la présence des éléments radioactifs sont encore perceptibles. C’est pour fustiger la guerre qui n’a que pour conséquences directes, les destructions, les pertes en vue humaines que ces volontaires ont tenus à organiser ce moment commémoratif. Pourtant des bras qui pouvaient encore contribuer à la construction de l’économie japonaise s’en sont allés précocement dans une guerre.

L’histoire rappelle qu’instant de guerre à travers la recherche dans le but de créer une bombe atomique a animé les états unis depuis 1939 à travers la recherche baptisée « Manhattan ». Un projet qui a développé deux types de bombe atomique à savoir, celui qui utilisait l’uranium 235 comme matériau fissile et l’autre le plutonium 239. Des villes dévastées, tout fut mis en œuvre  pour la reconstruction.

La loi sur cette reconstruction fut votée en 1949 mais, une détermination et beaucoup de persévérance ont permis aux populations de sortir leurs villes de l’horreur de la bombe et d’en faire des citées propres où il fait bon vivre. Hirata Moe et ses compatriotes ont permis au public qui s’est déplacé pour ce vernissage et projection cinématographique de comprendre que la guerre quel que soit le lieu conduit aux extrêmes pour aboutir dans la catastrophe. Extrapolant sur la situation actuelle dans la partie anglophone du Cameroun, elle transmet un message de la paix pour sa deuxième ville qui est Ebolowa. A ses jeunes élèves du primaire, elle les a invités à s’éloigner davantage de toute situation pouvant conduire à la guerre. Car, c’est dans la paix qu’il y a la vie et la prospérité. Nous pensons que ce message n’est pas tombé dans les oreilles des sourds selon Patrice Mbarga citoyen d’Ebolowa ayant assisté à ce vernissage. Il pense que les leçons, il y a à retenir pour s’éloigner de la guerre et œuvrer pour un vivre-paisible. Il faut retenir que 73 ans après, une équipe de volontaires de la Jica originaire de Hiroshima et Nagasaki s’en souviennent de la violence des déflagrations et disent non à la guerre, partout où elle est envisagée dans le monde. Elle connait le caractère pacifique du Cameroun, et souhaite que ce vent qui secoue ce pays puisse rapidement passer.
 

Jacques Pierre SEH

Opinion