SUD,Des ambassadrices et médiatrices pour la paix désormais sur le terrain.

Cameroun - Femmes. SUD,Des ambassadrices et médiatrices pour la paix désormais sur le terrain.

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C’est au terme d’un atelier de renforcement des capacités des jeunes filles leaders sur la médiation, l’éducation de la paix et la cohésion sociale tenu au centre multifonctionnel d’Ebolowa du 09 au 11 mai dernier sous la direction de l’Onu-femmes en partenariat avec le ministère de la jeunesse et de l’éducation civique.

Une formation qui s’inscrit dans le plan annuel de travail de 2019 de cette structure onusienne basée au  Cameroun  et financée par le fond des nations unies pour la consolidation de la paix.
 La trentaine des participantes provenaient des régions du Centre, du Sud et de l’Est. Face au constat de la dégradation continue du pacte social, consécutif à l’effilochement progressif de l’unité nationale sous l’effet d’une coalition des forces  endogènes et exogènes, Paul Biya chef de l’état du Cameroun à son  adresse à la jeunesse le 10 février 2017, faisait appel à, « la recherche des solutions appropriées en vue de consolider l’unité de notre pays et de renforcer notre volonté et notre pratique du vivre-ensemble dans le respect de notre constitution ». Cet appel reste et demeure d’actualité, au vu du climat social et politique qui prévaut dans le pays caractérisé par un certain nombre de faits marquants. La persistance des revendications à caractère social et politique dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, l’insécurité créée par la secte islamique « Boko Haram » dans les régions septentrionales  du Cameroun, les sirènes de discorde, de la mésentente, de la division et même parfois de la haine tribale, mettent en mal la paix et le vivre-ensemble. Dans un tel contexte, au regard de l’agenda politique du Cameroun qui prévoit des élections, aux conseils régionaux, des législatives et municipales en 2019, ne sauraient manquer de susciter des interrogations quant à la cohésion sociale. A cet effet, pour éviter que ces foyers de tension qui couvent dans le pays n’embrasent toutes les régions, le système des nations unies conjointement avec le gouvernement a mis sur pied ce projet de renforcement des capacités. Selon Joseph Ngoro spécialiste des programmes à l’Onu-femmes, « cette activité de renforcement de capacité a essentiellement portée sur 03 thématiques à savoir, les jeunes filles dans le genre et leadership. Il s’agit de mettre en place une masse critique de jeunes filles qui participent dans la gestion de la cité. Ainsi, il est question que les jeunes s’impliquent de plus en plus à la construction d’un Cameroun paisible. Les jeunes filles formées sont ainsi les premières ambassadrices de la paix au niveau de leurs régions, et pourront aisément participer à toutes les activités qui s’y déroulent notamment les élections prochaines. La prévention et la gestion des conflits ont constituées la seconde articulation de cette formation. Le Cameroun est en clin à une situation humanitaire dans plusieurs fronts. Par rapport à cette situation humanitaire, il est question d’impliquer plus les femmes et les jeunes filles dans la préservation, la gestion des conflits et la consolidation de la paix. La dernière thématique a portée sur le vivre-ensemble. Cette thématique doit sortir des discours pour être vécu au quotidien. Concrètement, à travers ce vécu quotidien, ces désormais ambassadrices  de la paix formées iront appliquer dans leurs environnements respectifs ». Engagement qu’Awale Biwole Leticia représentant le département de la Kadeï a pris. Pour elle, « après cette formation, je me sens leader. Il est question maintenant d’aller faire une restitution auprès des membres de mon groupe avant de descendre sur le terrain pour la sensibilisation, en vue de la promotion de la paix et la cohésion nationale ». Idem pour Embouté Sylvie du Sud, membre de l’association « Horizon jeune ». Pour elle, «  il faudra parler aux gens de l’impératif de la paix et du vivre-ensemble sans lesquels aucun développement n’est envisageable ». Au terme de cette formation pour Joseph Ngoro, « il est question pour ces jeunes de donner de la valeur à leurs parchemins en disséminant partout, les valeurs de la cohésion nationale et du vivre-ensemble. Onu-femmes s’inscrit dans la durabilité c'est-à-dire, continuera  à travailler avec les jeunes, à les accompagner et à les soutenir au quotidien ». Il faut noter que cette série d’atelier va se poursuivre dans d’autres régions.
 

Jacques Pierre SEH

 

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