Cameroun - Politique. SUD,Bip : Les maires appelés à plus de collaboration dans la Mvila

cameroun24.net Le 14 avril 394 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
C’est au cours de la tenue de la 1 ère session du budget d’investissement public (Bip) dans le département de la Mvila le 12 avril dernier dans la salle de conférences de la délégation départementale du Minepat sous la coordination du président du comité de suivi accompagné par les membres statutaires dudit comité.


Les huit maires que compte le département de la Mvila, aucun n’a daigné répondre à cette invitation pourtant, membre statutaire du comité de suivi. Ce sont eux  qui vivent ces projets au quotidien et doivent être présents pour déclarer l’état d’avancement des travaux sur le terrain rétorque un membre statutaire à l’entame. Pour Emmanuel Ngo’o président du comité de suivi du Bip, « nous sommes dans une année charnière, année de la prise en main de la décentralisation. Que les acteurs de la chaîne de l’exécution du Bip, chacun à son niveau puisse prendre ses responsabilités et l’évaluation ne tardera pas à suivre. L’exécution de l’exercice antérieur n’était pas bonne,  que des difficultés en matière de contractualisation. Les prestataires ont de la peine à accéder au paiement même après exécution des travaux. Ce qui n’est pas un signe encourageant et peut entrainer l’abandon des chantiers pour certains et des malfaçons pour d’autres. Egalement  de rassurer ces prestataires que malgré cette situation financière difficile, l’état finit toujours par payer ses dettes. Il est  donc question pour le comité de suivi, de décourager les amateurs des marchés publiques en  retirant des listes des prestataires, ceux qui n’ont pas une assise financière leur permettant d’exercer dans le domaine des marchés publics ». Dans une espèce de bilan de l’exercice de 2018, il a été constaté que plusieurs projets sont tombés en forclusion. Si on peut citer certains,  au village Nselang, la mini adduction d’eau qui est un projet du Bip de 2016-2017, le centre médical d’arrondissement (Cma) de Biwong-Bane et plusieurs projets de pistes agricoles à créer dans d’autres localités. Sans oublier certains forages, le projet de case communautaire de Ngonebog dans l’arrondissement d’Efoulan et de nombreuses salles de classe aussi. Tous ces manquements mis ensemble ont ramenés l’exécution Bip de 2018 au taux de 65.88 % sur les 129 projets envisagés et pour  une enveloppe de 1.712 milliards de Fcfa. Pour Pierre Noël Demeni rapporteur  du comité de suivi, « l’exercice de 2019 donne plus d’opportunité au département de voir les conditions de vie de ses populations s’améliorer. Avec ses 195 projets et son enveloppe de 2.606 milliards de Fcfa, il y’ a de quoi envisager un lendemain meilleur pour les bénéficiaires. Il sera question de construire, 39 salles de classe, 40 bureaux des maîtres, 1052 tables bancs, 04 salles de classe de la maternelle, 10 blocs latrines, 03 minis adductions d’eau, 18 puits, 02 centres de santé, 05 réhabilitations de centres de santé, 03 laboratoires, 12 centres en matériel médical, 28 boutiques dans les marchés, 02 cases communautaires, 03 ponceaux, 06 pistes agricoles de 5, 8, 2, 10, 5, 6 kilomètres et 07 Gic recevront des appuis durant cet exercice pour ne citer que cet échantillon. Voilà ces quelques axes de travaux identifiés dans le département de la Mvila et qui ont déjà reçus un aval financier de l’état ». Il faut noter que de ces 195 projets retenus pour le département de la Mvila, 165 projets sont du portefeuille des mairies pour une enveloppe d’environ 2 milliards de Fcfa. Et les 30 autres projets restant étant du ressort de la décentralisation  et pour près de 606 millions de Fcfa. Ce qui fait paraitre ici, la responsabilité des maires, responsables en chef des exécutifs municipaux dans la création du développement au niveau de leurs localités. La responsabilité du succès où de l’échec de la décentralisation reposera sur eux d’où la nécessité de s’ouvrir en vue d’intégrer toutes les contributions positives capables de les faire bouger les lignes. Les compétences et les ressources sont déjà transférées il reste maintenant à voir leurs impacts dans le quotidien des populations qui continuent à croupir dans la pauvreté. A leur niveau, les différents exécutifs municipaux ne vivent pas encore la décentralisation. Pour cela, ils affirment qu’elle est encore sur le papier mais pas encore dans la pratique sur le terrain. Car, entre ce qui est fait et ce qui doit être fait il y’ a une abîme.
 

Jacques Pierre SEH

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