Affaire Kamto. Que va faire Maurice Kamto après-prison !

cameroun24.net Il y a 5 j 631 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Silencieux sur l’avenir du « plan national de résistance » depuis sa sortie de prison, le président du Mrc devrait faire une déclaration dans les prochains jours lit-on dans les colonnes du journal privé Mutations.


L’arrestation de Maurice Kamto et certains de ses lieutenants suivie de leur incarcération, le 28 janvier 2019, avait été perçue par beaucoup comme l’aboutissement d’un vieux projet de décapitation du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). Objectif poursuivi par une telle arrière-pensée politique du pouvoir, ont soutenu les tenants de cette thèse, déblayer le terrain pour le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dans la perspective des élections législatives, municipales et régionales prévues initialement cette année et repoussées à février 2020 pour les deux premières, en mettant d’office sur la touche des adversaires potentiellement dangereux pour ses candidats.

Mais en décrétant l’arrêt des poursuites en faveur de Maurice Kamto, ses alliés et une centaine de cadres et militants de son parti, le président de la République a théoriquement remis la balle au centre, à cinq mois des échéances électorales évoquées plus haut. En dépit de l’acte de décrispation politique pris par Paul Biya, le Mrc semble déterminé à maintenir la pression, notamment pour ce qui est de la liberté de manifestation des forces politiques de l’opposition et de l’adoption d’un code électoral consensuel.

D’ailleurs, la première déclaration de Maurice Kamto après sa sortie de prison a été sans ambages. « Je vous ai dit dès le départ et dès la création de notre mouvement [en 2012, Ndlr], que nous réaliserons au Cameroun le changement dans la paix. Maintenant s’ouvre un nouveau chapitre de notre lutte : le grand chantier de la lutte politique pour le respect des droits humains fondamentaux (…), pour un système électoral fiable qui vous permet de choisir les dirigeants que vous voulez pour notre pays. Ce chantier-là est devant nous et, je compte sur vous pour que nous le menions jusqu’au bout et de manière pacifique », a-t-il martelé samedi dernier, devant une foule de supporters surexcitée. Mais en attendant que le pouvoir fasse éventuellement d’autres concessions, notamment la réforme du système électoral qui viendrait assainir les règles du jeu, que fera Maurice Kamto de sa liberté ?

L’hypothèse du boycott des prochaines élections par le Mrc, comme cela a été le cas avec les sénatoriales en mars 2018, semble peu probable – cette décision avait plutôt été perçue comme réaliste, au regard de la composition du collège électoral de ce scrutin, largement acquis au parti au pouvoir. L’énigme, cependant, demeure la participation de Maurice Kamto en tant que candidat, comme en 2013 où il avait conduit une liste aux législatives dans le département du Mfoundi, à Yaoundé. « Selon les procès-verbaux qui sont en notre possession, nous aurions pu obtenir trois sièges », avait juré Alain Fogué, trésorier national du Mrc, au lendemain de ces consultations. Pour lui, le pouvoir avait organisé la fraude pour faire perdre l’élection à Maurice Kamto. Muet depuis sa sortie de prison sur l’avenir du « plan national de résistance » mis sur pied pour contester les résultats de l’élection présidentielle de 2018 rendus publics par le Conseil constitutionnel, le candidat arrivé officiellement deuxième à ce scrutin devrait prendre la parole dans les tout prochains jours, selon des indiscrétions. Cette sortie portera, de toute évidence, sur le repositionnement du parti après l’épreuve du feu auquel il a été soumis au cours des derniers mois, la participation aux échéances électorales à venir, la revendication de la libération de son vice-président Mamadou Mota et certains de ses militants encore détenus, entre autres sujets. Bien que lointaine, la prochaine présidentielle n’est pas moins en ligne de mire.
 

Jean De Dieu Bidias

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