Cameroun - Transports. Port de Douala: Début d’enlèvement des épaves

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Le Port autonome de Douala (PAD), situé dans la métropole économique camerounaise, lance ce lundi une opération d’enlèvement de 25 épaves sur les 80 recensés, pour un coût de plus de 4,764 milliards FCFA, rapporte APA qui cite des services compétents de cette entreprise publique.


[Img : Début d’enlèvement des épaves au port de Douala (entreprise)]

Cette tâche, prévue pour durer 8 mois, a été confiée à la société italienne Bonifacio, sur la base d’un accord de financement avec la Commercial Bank Cameroon (CBC) à travers une ingénierie financière.


Selon le directeur général du PAD, Cyrus Ngo, la présence des épaves affecte 30% de l’exploitation de la plateforme portuaire en termes de sécurité à la navigation, de capacité d’accueil et de mise en œuvre des services divers.


Constituées de caboteurs, de chalutiers, de remorqueurs, de caissons docks, de dragues et autres vedettes, elles obstruent le chenal, augmentent les risques d’accident et occupent les quais susceptibles d’être exploités.


Enfouies ou en surface, elles sont dangereuses pour la sécurité et l’environnement, modifient la circulation naturelle des eaux, favorisant ainsi l’ensablement rapide des darses et réduisant la navigabilité.


«Ces navires échoués dans les eaux du Wouri, avec la durée d’immobilisation, constituent des menaces sérieuses pour l’environnement », a déclaré Cyrus Ngo, ajoutant : « Il y a beaucoup d’incertitudes sur la nature, la quantité, la qualité des produits et même, le contenant dans lequel ils sont embrigadés au fond de l’eau. Le port de Douala, est en permanence sous la menace d’un déversement et une pollution à grande échelle de ses eaux.»

Sur le plan économique, a-t-il dit, nonobstant les coûts générés par les opérations liées à l’enlèvement des épaves dont la dernière opération a eu lieu en 1984, il faut y associer les pertes liées à l'inexploitation des pans entiers des plans d’eau, des quais et des darses occupés par des épaves.


Selon des investigations officielles, et en dehors de Douala, on dénombre actuellement 16 et 9 autres épaves respectivement aux ports de Tiko et Limbe (Sud-Ouest).

Société