Cameroun - Santé. Plus de 25 % des médicaments au Cameroun sont issus des circuits illicites

cameroun24.net Le 12 juillet 457 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Au moins, 25% des médicaments vendus au Cameroun proviennent des circuits d’approvisionnement illicites communément appelés « médicaments de la rue ».


Le phénomène qui touchait naguère les zones urbaines s’est propagé également dans les campagnes, où des « pharmacies de la rue » ont fait leur apparition relate APA.

Il s’agit, selon une étude de l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun (ONPC), « des médicaments contrefaits, des faux médicaments et des médicaments à l’origine de bonne fabrication mais sortie du circuit normal de distribution ».

« Ce circuit illicite représente un peu plus de 25% du marché du médicament national alors que 40% des médicaments de la rue proviennent de la contrebande », selon cette association professionnelle.

Selon l’ONPC, « de nombreux personnels relevant du domaine de la santé, aussi bien des pharmaciens, des délégués médicaux, des médecins prescripteurs, de laboratoires et des sociétés chargées de la distribution des médicaments ont une responsabilité dans ce commerce illicite ».

Une situation qui a amené plusieurs pharmacies à faire faillite, dans un secteur névralgique qui englouti chaque année, au moins 100 milliards de FCFA d’importation des médicaments.

Plusieurs fois, des actions concertées du ministère de la Santé publique, de l’Ordre national des pharmaciens et des forces de sécurité ont été lancées, pour de piètres résultats, puisque le phénomène va grandissant avec des « Docta », selon l’appellation locale.

Au début ce qui se résumait à la vente des aspirines, Efferalgan, l’alcool et autres médicaments génériques s’est transformé en une vaste activité indépendamment des conséquences sur la santé de la population.

Le ministère de la Santé publique dans un communiqué parvenu jeudi à APA, va en guerre contre les vendeurs de médicaments de la rue attirant notamment l’attention des acteurs de ce commerce illicite des médicaments sur les poursuites judiciaires, conformément à la législation en vigueur au Cameroun.

S’appuyant sur la loi n°90/035 du 10 août 1990 qui stipule en son article 53 que « tout délit, étalage ou distribution des médicaments est interdit sur la voie publique, dans les foires et les marchés à toute personne même titulaire du diplôme de pharmacien ».

Des agents ont été mobilisés en vue de saisir et détruire tous les médicaments et produits vendus en marge de la loi.

« Au regard des dangers encourus par les populations victimes de ce phénomène répréhensible, et surtout conscient des conséquences néfastes des médicaments de la rue sur la santé, ainsi que sur l’économie camerounaise, le ministre de la santé annonce l’opérationnalisation aussi bien au niveau central que de chaque région, d’une brigade chargée spécialement de sillonner nos villes et localités, en vue de procéder, avec l’appui d’autres administrations concernées, à la saisine et à la destruction systématique de ces médicaments et produits », a précisé le ministre de la Santé publique Manaouda Malachie.

Mbog Achille

Regardez

SUR LE MEME SUJET : Cameroun - Santé

DANS LA MEME RUBRIQUE : Société

Facebook

ENTREZ VOTRE COMMENTAIRE





Saisissez ce code CAPTCHA code dans la zone de texte ci-dessous

LES COMMENTAIRES

Les plus récents

Cameroun24 Sur Facebook

Lire aussi

  • Le Port Autonome de Douala débouté par la Cour suprême

    La Chambre Administrative de la Cour suprême a donné gain de cause à Bolloré en rejetant le pourvoi en cassation du PAD a appris cameroun24.

  • Plusieurs ministres camerounais interdits de sortir du territoire national

    L'information est rendue publique par le journaliste d'investigation David Eboutou.

  • Le corps sans vie d'une princesse mariée trouvé dans une auberge à l'Ouest

    Le cadavre sans vie de la fille du Chef Bagnoun, une localité située dans le département du Nde, Région de l'Ouest a été retrouvé lundi dernier à l'hôtel Mbatchou à Bazou toujours dans la région de l'Ouest,...

  • Un journaliste de la télévision canal 2 international violemment agressé

    Julio Tresor Tanon en service dans cette télévision privée camerounaise fait le récit de l'agression dont il a été victime.

  • Convertisseur

    Meteo Yaoundé