Affaire Kamto. Libération d'une vingtaine de prisonniers politiques au Cameroun

cameroun24.net Le 18 juillet 568 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Vingt militants du principal parti d'opposition au Cameroun, arrêtés en juin au cours de manifestations, ont été libérés dans la nuit de mercredi à jeudi, a-t-on appris auprès du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).



Le MRC a transmis jeudi à l'AFP une liste de 20 de ses militants libérés, précisant qu'ils étaient néanmoins toujours poursuivis par la justice pour "attroupement et manifestation illégale" et comparaissent libres.

Ils avaient été arrêtés avec 36 autres militants du MRC et leur vice-président Mamadou Mota les 1er et 8 juin à Yaoundé lors de manifestations non autorisées par le pouvoir. Ils étaient descendus dans les rues pour exiger la libération de leur président Maurice Kamto et de plusieurs centaines de militants écroués depuis fin janvier.

Les 36 militants ont été placés en détention provisoire, le temps que l'instruction de leurs dossiers aboutisse, a indiqué le parti.

Le vice-président du MRC, Mamadou Mota, a, lui, été traduit devant le tribunal militaire pour "révolution et rébellion en groupe", selon cette même source.

Dans la nuit de vendredi à samedi, près de 40 militants du MRC, arrêtés après une marche pacifique, ont aussi été libérés.

En revanche, 104 autres personnes, dont M. Kamto, arrêtées à la même période, ont été maintenues en prison après la décision du juge d'instruction de les mettre en jugement devant le tribunal militaire de Yaoundé pour "insurrection, hostilité contre la patrie, attroupement à caractère politique...".

Les avocats de l'opposant Kamto ont décidé de faire appel de cette décision.

"Cette décision démontre l'acharnement du pouvoir et le caractère totalement abusif de ces poursuites. Un appel a été interjeté par le collectif camerounais en charge de la défense des prévenus", a indiqué dans un communiqué la défense, dont fait partie l'avocat français Eric Dupond-Moretti.

Interdites par les autorités camerounaises, des marches sont organisées par le MRC depuis la présidentielle d'octobre 2018, que le parti qualifie de "hold-up électoral", après la proclamation des résultats donnant son candidat Maurice Kamto deuxième après le président Paul Biya.

Pays d'Afrique centrale, le Cameroun est dirigé par Paul Biya, 86 ans, arrivé au sommet de l'Etat en 1982.

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