Libération au Cameroun des 79 élèves enlevés en zone anglophone

Crise Anglophone. Libération au Cameroun des 79 élèves enlevés en zone anglophone

| Nous suivre sur facebook | Nous suivre sur twitter |

Les 79 élèves enlevés lundi dernier au sein de la Presbyterian secondary school de Bamenda dans le Nord-ouest par des milices sécessionnistes anglophones ont été tous libérés, a-t-on appris mercredi de sources officielles.


Pour l’instant, difficile de savoir si une rançon a été payée, d’autant que ces milices s’illustrent en la matière en exigeant le paiement des rançons avant de procéder à la libération des otages relate APA.


Tout au plus, les mêmes sources rapportent que les trois enseignants enlevés le même jour dans ledit établissement scolaire en compagnie de leurs élèves sont toujours en captivité.


« Nous confirmons que tous les élèves ont été libérés et sont sein et saufs », a déclaré le gouverneur de la région du Nord-ouest, Adolphe Lele Lafrique, avant de saluer « la bravoure et le professionnalisme » des forces de défense et de sécurité.

Selon le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma qui a également confirmé cette information, personne n’a voulu s’étendre sur les conditions de leur libération.


L’enlèvement des 79 élèves lundi dernier avait provoqué une onde de choc au Cameroun et au sein de la communauté internationale, des organismes à l’instar d’Amnesty international (AI) ou l’Organisation des nations unies pour l’enfance (UNICEF) ayant demandé « sans condition », la libération de ces élèves dont l’accès à l’éducation constitue « un droit inaliénable ».


Depuis deux ans, les séparatistes anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest multiplient des actes de terrorisme envers les populations locales, en exerçant régulièrement des menaces contre les parents, les enseignants et les élèves pour que toutes activités scolaires soient vouées à l’échec.


Une situation ayant causé l’exode massif des enfants des deux régions vers d’autres localités du pays, notamment Douala, Yaoundé et la région voisine de l’ouest qui ont vu les effectifs de leurs établissements scolaires augmenter depuis le déclenchement de cette crise.


Mbog Achille

Société