Le terminal polyvalent du port de Kribi est attribué à Kpmo pour deux ans , suite à la défaillance de Necotrans

Cameroun - Transports. Le terminal polyvalent du port de Kribi est attribué à Kpmo pour deux ans , suite à la défaillance de Necotrans

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Ce lundi 9 juillet 2018, le consortium d’entreprises camerounaises appelé Kribi Polyvalent Multiple Operators (Kpmo) signe un contrat de sous-traitance, portant à l’exploitation, en régie, de certaines activités du terminal polyvalent du port de Kribi. Durée du contrat : deux ans.



Patrice Melom, directeur général du Port (PAK) explique à cet effet que:

« l’exploitation en régie signifie, pour schématiser, que c’est le port lui-même qui prend en main le terminal pendant cette période transitoire et il peut le faire dans une sorte de contrat de sous-traitance avec une seule structure». Il précise: « Nous sommes, avec Kpmo dans le cadre d’une régie indirecte ».

Le DG du PAK ajoute que, par cet acte, il est question pour le port autonome de Kribi de suivre les directives du chef de l’Etat, Paul Biya, qui demande clairement qu’en cas de défaillance d’un opérateur donné, dans la mise en concession des terminaux, que l’autorité portuaire puisse lui-même exploiter, pendant une période transitoire, le terminal concerné. C’est bien ce qui se passe avec Kpmo sur ce terminal polyvalent. Sur la base d’une à deux escales mensuelles, le trafic moyen que le PAK estime pouvoir traiter lors des deux années de régie, se situe entre 400 000 T et 500 000 T de marchandises écrit IC.

Kpmo fait partie du consortium qu’avait conduit avec succès le logisticien français Necotrans, en 2014. Le groupement avait alors été désigné, le 26 août 2015, adjudicataire du contrat de partenariat pour l’exploitation et la maintenance du terminal polyvalent du port en eau profonde de Kribi. Le contrat avec la partie camerounaise prévoyait une concession de 20 ans et des investissements de 26,2 millions d’euros (17 milliards FCFA) et des redevances à verser à l’Etat camerounais.

Seulement, Necotrans a été déclaré « défaillant » par le gouvernement camerounais en janvier 2018. Le journal français Les Echos a alors révélé qu'au tribunal de commerce de Paris, l'offre de rachat des actifs de Necotrans par le consortium Bolloré - APCH - Premium - Privinvest a permis le maintien de 86 des 119 emplois directs dans les sociétés françaises, et de 1 100 emplois dans les filiales africaines, pour une valorisation globale d'environ 17,2 millions d'euros ( 11 milliards FCFA).

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