Le Maroc dévoile pourquoi il ne veut pas abriter la CAN 2019

Can 2019. Le Maroc dévoile pourquoi il ne veut pas abriter la CAN 2019

| Nous suivre sur facebook | Nous suivre sur twitter |

Archi-favori pour organiser la CAN 2019, le Maroc a finalement décidé de ne pas se porter candidat pour abriter cette compétition continentale écrit ATS.



Le dossier de la Fédération royale marocaine de football pour l’organisation de la prochaine Coupe d’Afrique était prêt mais la décision finale dépendait du gouvernement marocain qui a décidé de ne pas s’engager alors que toutes les conditions ne sont pas optimales.  Si plusieurs raisons objectives ont été évoquées pour expliquer cette décision, le ministre de la Jeunesse et des Sports marocain, Rachid Talbi Alami, a expliqué cette décision sur les ondes de RFI relayés par Afrik foot.

« Le Maroc n’a jamais eu l’intention d’organiser la CAN 2019. On n’a jamais candidaté ni pensé à le faire », a d’abord tenu à souligner l’homme politique, en sous-entendant que le supposé intérêt du Royaume pour la CAN 2019 ne correspond qu’à des spéculations lancées dans les médias. « Ce type d’organisation nécessite toute l’attention d’un pays. Tout le monde doit se mobiliser pour réussir. Pour organiser quelque chose de professionnel, il faut que les choses soient programmées à l’avance. Ce qui n’est pas le cas. En plus, nous organisons les Jeux Africains en août. Nous mettons le paquet pour réussir cette manifestation », a mis en avant le Marocain.

Disposant des infrastructures nécessaires pour abriter la CAN 2019, le Maroc a rapidement été placé parmi les grands favoris pour suppléer au Cameroun. Et comme l’avait signalé le président de la CAF Ahmad Ahmad, les progrès réalisés par le Maroc et sa participation au développement du football africain ont suscité pas mal de jalousie chez certains de ses partenaires africains.

Pour Rachid Talbi Alami, le Royaume dispose de toutes les infrastructures nécessaires pour accueillir la CAN mais c’est le manque de préparation qui pose problème. « Nous avons les moyens, l’expertise, l’expérience, tout est préparé pour recevoir une manifestation pareille mais pour moi il fallait une année ou une année et demie pour se préparer au mieux », a argué le ministre. « Ce n’est pas une question de délai, mais ce n’est pas une petite manifestation. C’est 24 pays, c’est l’équivalent du Mondial (qui se dispute pour l’instant à 32 équipes, ndlr). Il faut réussir, cela se programme et ne se décide pas à la hâte pour faire plaisir à quelqu’un. Organiser ça dans la précipitation, ça nous dérange. »

A la question de savoir si au cas où la CAF aurait du mal à trouver un candidat et lui demanderait d’organiser la compétition, la position du Maroc changerait-elle ? « On verra d’ici-là mais je pense que c’est écarté. On ne peut pas prendre une décision pareille à six mois de la manifestation en question », a-t-il insisté. « Il y a le traitement footballistique et organisationnel, mais il y a aussi le traitement politique du gouvernement. Il y a d’autres dimensions qu’il faut toutes intégrer pour prendre une décision pareille. Elle est prise. On n’a jamais été candidat et on ne va pas candidater. »

Signalons seulement que la CAF attend toujours que les dossiers de candidature soient déposés, mais elle n’en a reçu aucun à quelques heures de la date limite des dépôts. Certes, on évoque l’Afrique du Sud, l’Egypte ou encore le Ghana mais pour l’instant, rien de concret n’a été déposé sur les bureaux d’Ahmad. Ce dernier pourrait se retrouver sans véritable candidat répondant au cahier des charges imposé par la CAF pour cette édition à 24. Et dans ce cas, qui le sauvera ?
 

Isidore AKOUETE

Opinion