Le CPP boycot le défilé du 20 Mai 2018

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Le CPP réitère sa non – participation au défilé du 20 Mai 2018



Le Cameroon People’s Party réaffirme, comme en 2016 et en 2017, sa non-participation au défilé du 20 Mai 2018. Les militants/es et sympathisants/es du CPP célébreront l’unité nationale en organisant des rassemblements et actions visant à édifier les Camerounais/es sur le véritable sens de l’unité nationale et la meilleure manière de construire cette dernière dans le contexte actuel.

En reconduisant cette décision de non-participation au défilé du 20 mai 2018, le CPP demeure ferme et constant sur les raisons invoquées aussi bien en 2016 qu’en 2017. A savoir :

1. Son exclusion injustifiée et illégale depuis 2011 du défilé à Yaoundé. Les multiples empêchements de défiler de ses militants / es aussi bien à Douala que dans d’autres villes du pays en 2012. Sur cette base, nous avions affirmé qu’il n’y a qu’un seul CPP ! Il n’était pas possible d’accepter que nous puissions défiler dans certaines villes et pas à Yaoundé, la capitale.

2. Sa protestation contre les multiples violations des droits et libertés fondamentales des Camerounais/es. En particulier les militants / es des partis de l’opposition ainsi que les membres d’organisations de la société civile. L’unité réelle n’est pas possible lorsqu’on prive arbitrairement une partie de la population de ses droits fondamentaux.

3. Sa protestation contre la gestion par le Gouvernement de Paul Biya de la crise de Boko Haram. En gérant uniquement les aspects sécuritaires de cette crise sans toucher aux causes profondes liées à la pauvreté, la marginalisation et le retard de développement dans cette partie du pays, ce gouvernement a une fois de plus nourrit le sentiment d’exclusion et de division entre le Grand Nord et le reste du pays. L’unité nationale n’est pas possible quand les problèmes fondamentaux des citoyens ne trouvent pas de solution.

4. Sa protestation contre la gestion par le Gouvernement de Paul Biya, de la crise anglophone qui n’a cessé de s’aggraver. En mettant fin au dialogue, en arrêtant les activistes, en commettant des violences atroces et en limitant les seules réponses à la crise au registre répressif et sécuritaire, le Gouvernement a créé les conditions d’une guerre civile rampante dans les régions du Nord–Ouest et du Sud–Ouest. Ce qui endommage durablement le sentiment d’appartenance de certaines populations à la République du Cameroun et occasionne de nombreux drames dans des milliers de familles camerounaises.

Au regard des crises profondes que connait notre pays et de l’impasse dans laquelle les Camerounais/es se retrouvent, le Cameroon People’s Party estime qu’il est plus qu’urgent de mettre en œuvre une transition politique pour refonder l’Etat au Cameroun. Cette transition politique démocratique est le seul horizon réaliste et souhaitable pour notre pays. Elle pourra permettre de :

1. Résoudre les problèmes de notre passé colonial.

2. Redéfinir la relation entre le citoyen et l'État.

3. Redéfinir la forme de l'Etat.

4. Réformer l’Armée et les autres forces de maintien de l’ordre (Police et Gendarmerie).

5. Redéfinir les systèmes et institutions clés.

6. Traiter la question du retour des réfugiés humanitaires et politiques ainsi que celle de l’amnistie pour les prisonniers politiques.

7. Elire, au terme de ces réformes, des dirigeants véritablement légitimes.

Pour arriver à réaliser cette révolution démocratique, le CPP réitère sa disponibilité à travailler à l’action en synergie avec les autres citoyens Camerounais/es patriotes, membres ou pas d’organisations politiques et de la société civile.

Il est temps de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation par rapport aux intérêts individuels ou aux démarches partisanes. Les défis que rencontre notre pays sont grands et ils exigent de nous de la grandeur.

Pour le Cameroon People’s Party

Kah Walla
Présidente Nationale

Opinion