La crise anglophone fait de la résistance en couverture des journaux camerounais

Cameroun - Revue de presse. La crise anglophone fait de la résistance en couverture des journaux camerounais

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Entre plan d’urgence humanitaire et poursuite des violences sur le terrain, la crise sécessionniste dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest relègue au second plan les autres aspects de l’actualité dans les journaux camerounais parus vendredi.


Avec pour titre «Crise anglophone : le gouvernement précise son plan», Le Jour annonce que les activités de la stratégie des pouvoirs publics en faveur des populations affectées, qu’elles se trouvent déplacées à l’intérieur du pays ou réfugiées au Nigeria voisin, débutent dès la semaine prochaine sur le terrain.

Il s’agira ainsi, détaille la publication, de rétablir un cadre de vie propice à l’épanouissement et au développement des communautés concernées, d’apporter une assistance humanitaire d’urgence aux populations en détresse, d’assurer la réinsertion socio-économique des personnes et des communautés victimes des violences et forcées au déplacement, de réhabiliter des infrastructures détruites du fait de ces violences, mais aussi de promouvoir la cohésion sociale et le vivre ensemble.

Il s’agira pour l’équipe interministérielle, traduit le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, de descendre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour poser les premiers actes concrets.

Le plan d’assistance humanitaire d’urgence concerne, selon L’Épervier, plusieurs domaines au nombre desquels le logement, l’agriculture, l’alimentation, l’état civil, l’élevage, l’éducation et la santé.

Sur le terrain des hostilités entre activistes sécessionnistes et forces de défense et de sécurité, The Post décrit une situation quasi-insurrectionnelle, marquée ces derniers jours par l’incendie de la résidence d’un membre du Conseil constitutionnel, en même temps, selon The Guardian Post, les Nations Unies viennent de publier des chiffres inquiétants sur les tueries, les incendies et autres exactions, attribuées aux deux camps dans les régions sous tension.

Et, alors que l’ambassadeur des États-Unis au Cameroun, Peter Henry Barlerin, appelle à la fin des hostilités (The Post), que la Cour africaine des droits de l’homme initie une pétition contre les mauvais traitements infligés aux sécessionnistes détenus (The Guardian Post), l’Association parent et jumeaux annonce, dans Le Soir, une «marche pour la paix» à Buea (Sud-Ouest), Bamenda (Nord-Ouest et Yaoundé (Centre).

 

Opinion